charles on kweeper http://www.kweeper.com/charles sans la faculté de mémoire, l'homme perd ses capacités cognitives et conceptuelles car il vit uniquement dans l'instant... Sun, 09 Aug 2020 16:27:11 +0100 http://www.kweeper.com/avatars/c50x50/2-charles.jpg Kweeper http://www.kweeper.com/charles La vie de Sebastien Gryphe à Lyon http://www.kweeper.com/charles/image/6529977 Sébastien Gryphe, ou Sebastianus Gryphius en latin (1492 à Reutlingen - 1556 à Lyon, France), de son vrai nom Sebastian Greyff, était un imprimeur-libraire Français du xvie siècle. Né en 1492 et fils de Michel Greyff (ou Gryff, ou Gryffe, ou encore Gryph), imprimeur du Wurtemberg, il apprend de lui le métier d'abord en Allemagne, puis à Venise. C'est autour de 1523 qu'il arrive à Lyon et s'y installe pour le compte d'une compagnie de libraires vénitiens. Il se nomme lui-même Sébastien Gryphius, même si l'habitude s'est prise en France de l'appeler Gryphe. Sa première maison appartient au libraire Aimé de la Porte, rue Ferrandière. Quelque temps après, il achète sa propre maison rue Thomassin, qui communique avec cette première http://www.kweeper.com/charles/image/6529977 Sun, 09 Aug 2020 16:27:11 +0100 charles imprimerie lyon histoire gutemberg guillaume fichet barthélemy buyer Trois silhouettes de la collection “Fish or Fight” de Rushemy Botter et Lisi Herrebrugh, lauréa http://www.kweeper.com/charles/image/6529964 http://www.kweeper.com/charles/image/6529964 Sun, 09 Aug 2020 14:42:32 +0100 charles mode fashion rushemy botter lisi herrebrugh Rushemy Botter et Lisi Herrebrugh, talents bruts http://www.kweeper.com/charles/image/6529963 Ce couple de créateurs néerlandais, récompensé pour leur marque masculine Botter, vient d'être nommé à la direction de Nina Ricci. http://www.kweeper.com/charles/image/6529963 Sun, 09 Aug 2020 14:30:12 +0100 charles mode fashion rushemy botter lisi herrebrugh AMOAKO BOAFO SUNFLOWER SHIRT, 2019 http://www.kweeper.com/charles/image/6529962 AMOAKO BOAFO SUNFLOWER SHIRT, 2019 Oil on canvas 69 3/4 x 63 in 177 x 160 cm #AMOAKO-BOAFO http://www.kweeper.com/charles/image/6529962 Sun, 09 Aug 2020 14:27:47 +0100 charles amoako-boafo AMOAKO BOAFO - GREEN BERET, 2020 http://www.kweeper.com/charles/image/6529958 #amoako-boafo AMOAKO BOAFO - GREEN BERET, 2020 Oil on canvas 85 1/8 x 63 in 216 x 160 cm http://www.kweeper.com/charles/image/6529958 Sun, 09 Aug 2020 14:20:53 +0100 charles amoako-boafo AMOAKO BOAFO CYNTHIA, 2019 http://www.kweeper.com/charles/image/6529959 #amoako-boafo AMOAKO BOAFO CYNTHIA, 2019 Oil on canvas 82 x 66 in 208.3 x 167.6 cm http://www.kweeper.com/charles/image/6529959 Sun, 09 Aug 2020 14:20:53 +0100 charles amoako-boafo AMOAKO BOAFO MR. PALM WITH THE YELLOW BALL, 2019 http://www.kweeper.com/charles/image/6529960 #amoako-boafo AMOAKO BOAFO MR. PALM WITH THE YELLOW BALL, 2019 Oil on canvas 44 1/2 x 63 in 113 x 160 cm http://www.kweeper.com/charles/image/6529960 Sun, 09 Aug 2020 14:20:53 +0100 charles amoako-boafo AMOAKO BOAFO - OWUSU, 2019 http://www.kweeper.com/charles/image/6529961 #AMOAKO-BOAFO portrait of : OWUSU, 2019 Oil on canvas 61 x 48 in 154.9 x 121.9 cm http://www.kweeper.com/charles/image/6529961 Sun, 09 Aug 2020 14:20:53 +0100 charles amoako-boafo AMOAKO BOAFO - PERRY, 2019 http://www.kweeper.com/charles/image/6529956 #amoako-boafo - portrait of PERRY, 2019 Oil on canvas 61 x 48 in 154.9 x 121.9 cm http://www.kweeper.com/charles/image/6529956 Sun, 09 Aug 2020 14:17:09 +0100 charles amoako-boafo AMOAKO BOAFO - STEVE MEKOUDJA, 2019 http://www.kweeper.com/charles/image/6529957 #AMOAKO-BOAFO - portrait of STEVE MEKOUDJA, 2019 Oil on canvas 82 5/8 x 65 in 210 x 165 cm Copyright the Artist http://www.kweeper.com/charles/image/6529957 Sun, 09 Aug 2020 14:17:09 +0100 charles amoako-boafo Le Ghanéen Amoako Boafo, 36 ans, le marché de l'Art rend (déja) ses toiles inaccessibles. http://www.kweeper.com/charles/video/6529955 L’artiste ghanéen Amoako Boafo, né à Accra, au #ghana, basé à Vienne, en #autriche, peint avec ses doigts des portraits d’hommes noirs qui ont « un sens du style ». Le créateur britannique Kim Jones s’en inspire pour sa nouvelle collection Dior homme présentée lundi 13 juillet dans ce film au dernier jour de la Fashion Week numérique à Paris. Dior place au centre du film l’artiste « qui explore la perception de l’identité noire et de la masculinité ». Les tableaux d’Amoako Boafo, valeur montante qui explose sur le marché de l’art, sont transposés sur des silhouettes haute couture « subtilement fuselées et épurées », souligne Dior dans un communiqué. « J’adore son travail, j’ai toujours voulu travailler avec un artiste africain car j’ai grandi en Afrique et l’art africain a toujours fait partie de ma vie », explique Kim Jones dans le film. Les portraits de Boafo séduisent par leur lucidité, accentuant les personnages de chaque œuvre, qui sont régulièrement isolés sur des fonds de couleur unique, leur regard au centre de chaque œuvre. Les coups de pinceau sont épais, les contours du corps s’adoucissent presque dans l’abstraction. Ses portraits de la diaspora noire servent de moyen de célébration de son identité et de sa noirceur. Boafo souligne: «L'idée principale de ma pratique est la représentation, la documentation, la célébration et la démonstration de nouvelles façons d'aborder la noirceur.» Une grande partie de son travail s'inspire de son éducation, commentant la façon dont les hommes sont élevés pour être agressifs et masculins, ce qu'il conteste dans ses œuvres. Si les messages sous-jacents des artistes sont assez intenses, il y a une certaine douceur dans l'ensemble des œuvres, les poses sont sereines et la peau lumineuse. En 2017, a été récompensé par le prix du jury, Walter Koschatzky Art Prize. Il est aujourd'hui largement recherché par les collectionneurs et des institutions privés et publics, plus récemment par le musée Solomon R. Guggenheim, le musée d'art CCS Bard College Hessel, le musée Albertina de Vienne et le musée Rubell. http://www.kweeper.com/charles/video/6529955 Sun, 09 Aug 2020 12:46:54 +0100 charles art contemporain mode dior fashion amoako boafo ERASME fut édité à Lyon par Sébastien Gryphe, et en Suisse par Johann Froben http://www.kweeper.com/charles/image/6529927 L’humaniste Érasme (1467-1536) innova dans sa façon de travailler au sein des presses, secondé par une équipe de correcteurs érudits. Il n’hésitait pas à modifier ses textes pendant qu’ils s’impriment, d’abord à Venise chez Alde Manuce (1508), puis à Bâle dans l’atelier de Johann Froben (1514-1536). Jeune moine, il quitte son couvent pour effectuer ses études à Paris et fréquente le cercle humaniste autour de Robert Gaguin. Il commence à publier dès 1495. Les premières années, il œuvre en solitaire, rédige ses manuscrits dans sa chambre, puis les remet aux différents imprimeurs parisiens avec qui il collabore. Les temps de l’écriture et de l’impression de ses livres sont distincts. En 1506, il se rend en Italie avec l’espoir d’être édité par le plus célèbre imprimeur de l’époque, Alde Manuce. Avec son volume des Adages qu’il termine en 1508, il change radicalement sa façon de travailler. Il écrit désormais au milieu des ouvriers, secondé par une équipe de savants qui lui fournissent manuscrits et conseils, environné par la bibliothèque grecque d’Alde. Érasme ne peut plus travailler en solitaire : s’il veut devenir le « Prince des humanistes », il doit combiner les avantages des ateliers d’imprimerie avec ceux des communautés savantes et des outils qui les accompagnent (les bibliothèques). Érasme va chercher pendant quelques années à reproduire ce nouveau système d’écriture (worflow). Il ne parvient pas dans les années suivantes (1509-1513), ni à Paris ni à Londres, à reproduire le modèle vénitien. http://www.kweeper.com/charles/image/6529927 Sun, 09 Aug 2020 10:49:18 +0100 charles imprimerie erasme histoire Histoire de l'imprimerie à Lyon http://www.kweeper.com/charles/image/6529879 La technique de l’imprimerie en caractères mobiles apparaît en France, via les pays allemands, dans le dernier tiers du xve siècle. Les véritables inventeurs de l'art typographique à l'aide de caractères mobiles (ou ars scribendi artificialiter), sont, croit-on actuellement, les trois allemands : Johannes Gutenberg, Johann Fust et Peter Schoeffer. Leurs deux premiers ouvrages connus, imprimés à Mayence, furent : « Les Lettres d’Indulgence du pape Nicolas V » et une bible couvrant 640 feuillets ; ces deux livres ne sont pas datés mais sont sans doute de 1453 et 1455. Après s'être répandue peu à peu en Allemagne et en Italie, elle fut introduite plus tardivement en France. La première imprimerie fut établie à la Sorbonne, à Paris par Guillaume Fichet et Johann Heynlin, qui firent venir trois imprimeurs anciens élèves de Gutenberg, Michel Friburger (un Lorrain), Ulrich Gering et Martin Crantz pour leur venir en aide. Leur premier livre, le manuel épistolaire de l'italien Barzizza paraît en 1470 et se positionne clairement dans le mouvement humaniste, tant par le choix de l'œuvre que par celui des caractères romains, préférés aux caractères gothiques. Cette nouvelle technique, qui entraîne par la suite avec retard un certain nombre d'évolutions et de révolutions, gagne ensuite Lyon en 1472 puis de nombreuses autres villes françaises, parfois pour quelques semaines seulement: Angers en 1477 ;Vienne en 1478 ; Caen en 1480 ; Rennes en 1484 ; Rouen en 1487 ; Orléans et Grenoble en 1490 ; Nantes et Tours en 1493, etc. À la fin du xve siècle, Paris et Lyon assurent à elles seules 80 % de la production de livres, l’imprimerie lyonnaise comptant alors une cinquantaine d’imprimeurs. Elles resteront, pour longtemps encore, loin derrière Venise la principale ville de l'imprimerie. http://www.kweeper.com/charles/image/6529879 Sat, 08 Aug 2020 03:35:59 +0100 charles Histoire de l'imprimerie à Lyon http://www.kweeper.com/charles/image/6529880 La technique de l’imprimerie en caractères mobiles apparaît en France, via les pays allemands, dans le dernier tiers du xve siècle. C'est Barthélemy Buyer (né à Lyon vers 1433 et mort vers 14851) qui introduisit l'imprimerie à Lyon et fut le premier imprimeur-libraire en France à faire apparaître son nom sur un colophon. Les véritables inventeurs de l'art typographique à l'aide de caractères mobiles (ou ars scribendi artificialiter), sont, croit-on actuellement, les trois allemands : Johannes Gutenberg, Johann Fust et Peter Schoeffer. Leurs deux premiers ouvrages connus, imprimés à Mayence, furent : « Les Lettres d’Indulgence du pape Nicolas V » et une bible couvrant 640 feuillets ; ces deux livres ne sont pas datés mais sont sans doute de 1453 et 1455. Après s'être répandue peu à peu en Allemagne et en Italie, elle fut introduite plus tardivement en France. La première imprimerie en France fut établie à la Sorbonne, à Paris par Guillaume Fichet et Johann Heynlin, qui firent venir trois imprimeurs anciens élèves de Gutenberg, Michel Friburger (un Lorrain), Ulrich Gering et Martin Crantz pour leur venir en aide. Leur premier livre, le manuel épistolaire de l'italien Barzizza paraît en 1470 et se positionne clairement dans le mouvement humaniste, tant par le choix de l'œuvre que par celui des caractères romains, préférés aux caractères gothiques. Cette nouvelle technique, qui entraîne par la suite avec retard un certain nombre d'évolutions et de révolutions, gagne ensuite Lyon en 1472 puis de nombreuses autres villes françaises, parfois pour quelques semaines seulement: Angers en 1477 ;Vienne en 1478 ; Caen en 1480 ; Rennes en 1484 ; Rouen en 1487 ; Orléans et Grenoble en 1490 ; Nantes et Tours en 1493, etc. À la fin du xve siècle, Paris et Lyon assurent à elles seules 80 % de la production de livres, l’imprimerie lyonnaise comptant alors une cinquantaine d’imprimeurs. Elles resteront, pour longtemps encore, loin derrière Venise la principale ville de l'imprimerie. Barthélemy Buyer, issu d’une vieille famille consulaire lyonnaise, ouvrit la première imprimerie lyonnaise. Étudiant à la Sorbonne, on pense qu’il y fit la connaissance de Johann Heynlin et de Guillaume Fichet. Pris de passion pour cette nouvelle technique, à son retour, en 1472, il installe un atelier d’imprimerie dans sa maison, sur le quai de la rive gauche de la Saône, après avoir appelé et pris comme associé le maître-ouvrier typographe Guillaume Leroy ou Le Roy (dit aussi Guillaume Régis), originaire de la région de Liège, qui avait été l’apprenti des maîtres allemands cités plus haut. Buyer assume les rôles d'éditeur et de libraire, et laisse l'impression proprement dite aux soins de Guillaume Leroy. En même temps que ses livres, Buyer vend de la papeterie et du matériel typographique. À la fin du XV ème siècle, Lyon a produit le tiers des éditions françaises, soit 1140 environ. Au cours des trente premières années du XVI ème siècle, les imprimeurs-libraires lyonnais produisent environ 5000 éditions. Sur l'ensemble des éditions d'ouvrages d'avant 1500, Paris et Lyon représentent 80 % de la production, et même 90 % en 1530. Entre 1530 et 1560, les plus grandes maisons de marchands-libraires sont les lyonnais Vincent et Senneton, les dauphinois La Porte (qui emploient notamment François Fradin), les Rouille de Touraine, les piémontais Gabiano, et les florentins Giunta. Les plus prolifiques et novateurs sont Sébastien Gryphe, bientôt suivi par les Jean de Tournes. http://www.kweeper.com/charles/image/6529880 Sat, 08 Aug 2020 03:35:59 +0100 charles imprimerie lyon histoire gutemberg guillaume fichet barthélemy buyer Bernard Stiegler: «Toute technologie est porteuse du pire autant que du meilleur» http://www.kweeper.com/charles/sentence/6529876 https://www.letemps.ch/opinions/bernard-stiegler-toute-technologie-porteuse-pire-autant-meilleur http://www.kweeper.com/charles/sentence/6529876 Fri, 07 Aug 2020 21:09:21 +0100 charles Quartier Libre avec Bernard Stiegler « Il faut une mobilisation générale » http://www.kweeper.com/charles/video/6529851 Le philosophe Bernard Stiegler, penseur des questions liées au numérique et aux mutations civilisationnelles, évoque l’atomisation de la politique française, les médias, l'urgence écologique, les dangers que font peser la Silicon Valley sur les libertés mondiales, ou encore le mouvement des Gilets jaunes. http://www.kweeper.com/charles/video/6529851 Fri, 07 Aug 2020 13:21:38 +0100 charles bernard stiegler philosophie numerique facebook libertarisme computation Bernard Stiegler : mutations sociales, politiques, économiques et psychologiques http://www.kweeper.com/charles/video/6529840 Interview de Bernard Stiegler sur Thinkerview. Le philosophe axe sa réflexion sur les enjeux des mutations actuelles — sociales, politiques, économiques, psychologiques — portées par le développement technologique et notamment les technologies numériques http://www.kweeper.com/charles/video/6529840 Fri, 07 Aug 2020 10:55:47 +0100 charles bernard stiegler philosophie numerique Dialogue entre Michel Serres et Bernard Stiegler http://www.kweeper.com/charles/video/6529839 Quelques uns des thèmes evoqués : Le metier Jacquart, l'écriture, facebook, le numérique vu comme analogique + informatique, l'inadaptation de l'université, Platon, Luther, Leibnitz, mémoire, autonomie, Simondon, logiques industrielles, Wkipedia en ce qui donne l'intelligence de l'imprimerie, réinvention des institutions, lien, perte, gain, savants, cerveau libre plutôt que cerveau vide, algorythmes et géométrie, outil comme automate ou non, poison et remède. comment les intellectuels abandonnent (comme les hommes politiques), notre difficulté à socialiser la technique, espaces de l'enseignement à redéfinir, compétence et épistémologie, effondrement de l'école et légitimisation des savoirs, Kurt Lewin recherche action, motricité et prothèses, position conducteur plutôt que passager. http://www.kweeper.com/charles/video/6529839 Fri, 07 Aug 2020 10:48:51 +0100 charles bernard stiegler michel serres philosophie ecriture numérique imprimerie Le philosophe Bernard Stiegler est mort à 68 ans http://www.kweeper.com/charles/image/6529836 "Le monde est devenu immonde", disait Bernard Stiegler, "il y a énormément de conflits et une dégradation générale de l'état moral. "Ce qui nous rend fou, c'est l'absence de capacité à produire des perspectives de soutenabilité à long terme." "Les jeunes ne rêvent plus du tout de fonder une famille, ils savent qu'ils n'auront plus de travail, qu'ils sont l'une des dernières générations avant la fin. C'est un point de vue largement partagé, qui peut être dangereux, conduire à la drogue, au suicide, ou peut-être même à s'engager dans un mouvement comme Daesh." Le Collège international de philosophie a annoncé jeudi 6 août le décès de Bernard Stiegler, à l'âge de 68 ans. Directeur de l'Institut de recherche et d'innovation (IRI), créé en 2005 au Centre Pompidou pour imaginer les mutations des pratiques culturelles entraînées par les technologies numériques, le philosophe avait axé sa réflexion sur le numérique et ses conséquences sociales. Bernard Stiegler était un des rares hommes libres du milieu intellectuel français, au passé romanesque. Sa pensée est éclairante sur les technologies et les usages numériques. Son parcours et son esprit se sont forgés depuis enfance à Sarcelles, l'arrêt de ses études en classe de seconde, l'alcool, la drogue, le Parti Communiste, le jazz, les braquages et la prison où il suit par correspondance des études de philosophie à l'université Toulouse II avec le soutien de Jacques Derrida sous la direction duquel il soutiendra sa thèse de doctorat en 1993 ... Il a écrit 35 livres et le dernier en date "Bifurquer" est paru aux éditions les Liens qui libèrent 🎧 5 entretiens à écouter https://www.franceculture.fr/emissions/series/bernard-stiegler 📺 Dialogue entre Bernard Stiegler et Achille Mbembe à l'université de Klagenfurt, Autriche http://kpr.me/10copx http://www.kweeper.com/charles/image/6529836 Fri, 07 Aug 2020 09:55:40 +0100 charles bernard stiegler philosophie numerique Château des Tours http://www.kweeper.com/charles/sentence/6529735 Mas Des Sablons, 933 Route du Hameau, 84260 Sarrians http://www.kweeper.com/charles/sentence/6529735 Wed, 05 Aug 2020 12:08:56 +0100 charles La politique et l'influence du Club de l'Hôtel Massiac - Le Club des colons de La Rochelle (1789-17 http://www.kweeper.com/charles/image/6529714 Club de l'hôtel de Massiac ou Massiac Club était un club politique fondé le 20 août 1789 à Paris au cours de la Révolution française. Le club a été formé le 20 Août 1789 et dissous après la Révolution haïtienne en Août 1791. Il est situé dans l'Hôtel Massiac à Paris, d'où son nom. Louis-Claude-René de Mordant (1746-1806), qui se fait appeler Marquis de Massiac depuis qu'il a hérité, en 1770, de son grand-oncle, le ministre de la Marine Claude-Louis d'Espinchal, possède cet hôtel particulier, anciennement Hôtel de Pomponne, situé Place des Victoires à Paris. Un « Club des colons blancs » commence à s'y réunir dès le 20 août 1789, afin de combattre l'influence de la Société des amis des Noirs, fondée par Brissot en 1787, qui veut faire abolir la traite négrière dans les colonies. Il rassemble dès l'origine 70 membres, tous propriétaires à Saint-Domingue ou aux Petites Antilles, et en comptera plus de 400 en 1791 lors du débat à l'Assemblée sur les colonies. Le Club de l'hôtel de Massiac était un club de contre-révolutionnaire composé de planteurs esclavagistes des Antilles françaises dans le but d'influencer leurs intérêts sur le Parlement français, en particulier en ce qui concerne question de l' esclavage, et faire pression contre l'Application de la Déclaration des droits de l' homme et du citoyen et l'abolition de l' esclavage dans les colonies, travaillant contre la Société des amis des Noirs . Le club a réussi à retarder dans les colonies l'application de la Déclaration des droits de l'homme dont les principes abolissaient l'esclavage, et à différer de plusieurs mois la création à l'Assemblée d'un comité des colonies. Ce lobby était très bien implanté à la cour et dans les assemblées politiques et il avait des relais très puissants, parce que l’intérêt des colons était très lié à celui des armateurs des ports et des industriels fournissant les produits servant à acheter les esclaves : tissus, métaux, armes, alcools, vaisselles... Il y avait donc des intérêts intégrés à cette économie avant même le départ des bateaux et à leur retour également pour ceux notamment qui étaient à la tête de sucreries, puisque les produits qui revenaient des colonies étaient des produits bruts qui devaient obligatoirement être transformés en France. Le club de Massiac inspirera la création d'autres "Lobbies" comme le Club des colons de La Rochelle. L'hotel particulier qui abrita le club de Massiac a aujourd'hui disparu Et t pour cause : "au XVIIIe siècle, on a construit. Au XIXe siècle, on a démoli" car le paysage parisien a en effet été considérablement remodelé sous Napoléon III par le baron Haussmann. Le percement de grands axes et de larges avenues a fait disparaître des bâtiments emblématiques, à commencer par l’hôtel de Massiac détruit pour laisser passer la rue Etienne-Marcel, laquelle débouche sur la statue de Louis XIV sous l’autorité duquel le Code noir a été rédigé par Colbert... http://www.kweeper.com/charles/image/6529714 Wed, 05 Aug 2020 02:32:20 +0100 charles histoire antoine crozat esclavage club de massiac revolution française La politique et l'influence du Club de l'Hôtel Massiac - Le Club des colons de La Rochelle (1789-17 http://www.kweeper.com/charles/image/6529715 Club de l'hôtel de Massiac ou Massiac Club était un club politique fondé le 20 août 1789 à Paris au cours de la Révolution française. http://www.kweeper.com/charles/image/6529715 Wed, 05 Aug 2020 02:32:20 +0100 charles histoire antoine crozat esclavage club de massiac revolution française Qui était Antoine Crozat, milliardaire sous Louis XIV et bâtisseur de l'actuel palais de l'Elysée http://www.kweeper.com/charles/image/6529666 • Crédits photo : Alexis Simon Belle / Musée national du château de Versailles Antoine Crozat, milliardaire sous Louis XIV et dont la fortune colossale construite grâce à la traite négrière a permis de financer l'hôtel d'Evreux, l'actuel palais de l'Elysée. Mais à l’époque, l’esclavage n’est pas mal perçu, il s’agit d’une activité légale, rappelle l’historien Marcel Dorigny : "La traite négrière est une des activités principales de tous ceux qui font du commerce maritime international, sachant que la France à ce moment-là, en plein essor colonial, vient de mettre la main sur la Louisiane. Au début du XVIIIe siècle, le Portugal est la plus grande puissance négrière, mais la France n’est pas trop mal placée, en arrivant en quatrième position, après l’Espagne et l’Angleterre. On dirait de nos jours qu’il s’agit de fortunes mal acquises puisque le commerce colonial repose sur l’importation dans les colonies d’esclaves noirs achetés sur les côtes africaines et sur le commerce de produits coloniaux : le café, le sucre, l’indigo... qui sont très demandées en France d’abord, puis dans toute l’Europe et qui sont le fruit du travail des esclaves. Mais pour la France, comme pour l’Angleterre, cette exploitation n’est possible qu’à l’extérieur du sol européen. Il n’y a pas et de longue date d’esclaves en France. C’est la devise de la monarchie : la terre de France rend libre ! " Les fortunes du XVIIIe siècle, les fortunes d’origine coloniale vont principalement être dépensées dans des dépenses de prestige, des dépenses de luxe, des dépenses fastueuses qui montrent une intégration dans la haute société. C’est le cas notamment à Bordeaux et à Nantes, où pour l’historien Marcel Dorigny : Les hôtels particuliers sont absolument extraordinaires. Et à Paris, il y a l'Élysée, mais aussi des palais construits à la Chaussée d’Antin et sur l’actuelle place Vendôme. C’est une volonté ostentatoire de montrer que l’on est riche ! http://www.kweeper.com/charles/image/6529666 Tue, 04 Aug 2020 10:59:15 +0100 charles antoine crozat esclavage histoire Sans un négrier, Antoine Crozat, le palais de l'Élysée n’aurait pas été édifié en 1720 http://www.kweeper.com/charles/image/6529664 Sans un négrier, Antoine Crozat, le palais de l'Élysée n’aurait pas été édifié en 1720, avant d'être occupé par la marquise de Pompadour, Napoléon et depuis plus d'un siècle maintenant par les présidents de la République. Sans la fortune d’Antoine Crozat, sans la traite négrière, le palais de l'Élysée n’aurait sans doute pas vu le jour. A l’époque, l’esclavage n’est pas mal perçu, il s’agit d’une activité légale L’homme le plus riche de France au début du XVIIIe siècle, selon Saint-Simon, en a financé la construction pour le compte de son gendre, Louis-Henri de la Tour d’Auvergne, dans le cadre d’une stratégie, en vue d'intégrer la haute société aristocratique. Antoine Crozat à la direction de la Compagnie de Guinée, l’une des plus importantes sociétés de commerce triangulaire, a bâti sa fortune en obtenant en 1701 le monopole de la fourniture en esclaves de toutes les colonies espagnoles. L’hôtel d’Evreux rebaptisé hôtel de l’Elysée puis palais de l’Elysée a été construit dans une zone marécageuse, sur une simple chaussée bordée de masures qui deviendra le faubourg Saint-Honoré. Il n'y avait sur place à l'époque que des jardins maraîchers, des bois et des pépinières. Construit par l’architecte Armand-Claude Mollet, l'hôtel d’Evreux est bâti, comme il est d'usage à l'époque, entre cour et jardin. Il comprend un vestibule d’entrée situé dans l’axe de la cour d’Honneur et des jardins, un corps de logis double en profondeur et un grand appartement ou appartement de parade partagé, en son milieu, par un grand salon ouvert sur le jardin. Les décors intérieurs, de style Régence, sont l'œuvre d'un autre architecte : Jules-Michel Hardouin qui remplace Armand-Claude Mollet, entre 1720 et 1722. L'hôtel d'Évreux, à l'achèvement des travaux, est sacré "plus belle maison de plaisance des environs de Paris" par l'architecte Jacques-François Blondel, l'auteur des planches relatives aux palais et hôtels dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. http://www.kweeper.com/charles/image/6529664 Tue, 04 Aug 2020 10:54:53 +0100 charles histoire antoine crozat esclavage colonisation elysée Le chinois TikTok se résigne à céder ses activités aux Etats-Unis http://www.kweeper.com/charles/image/6529631 Après plusieurs journées de confusion, Zhang Yiming, le fondateur et patron de la start-up chinoise ByteDance, qui opère la plateforme TikTok, a annoncé, ce lundi, à ses employés qu'il allait probablement devoir céder à la pression de l'administration Trump et accepter de se séparer d'une partie de ses activités aux Etats-Unis. Dans un email envoyé à la mi-journée à toutes ses équipes, le patron de 37 ans explique que ses récents efforts de pédagogie n'ont pas permis de rassurer les autorités américaines qui soupçonnent toujours, sans avancer de preuves, sa société d'obéir à l'agenda politique du pouvoir chinois. « Nous sommes donc confrontés à la possibilité réelle d'une vente forcée de l'activité américaine de TikTok », écrit-il, avant d'expliquer qu'il « comprenait » toutefois la décision de l'administration américaine, prise dans un contexte géopolitique délicat. Téléchargée plus d'1,6 milliard de fois dans le monde depuis son lancement en 2016, dont 123 millions aux Etats-Unis, TikTok est particulièrement plébiscitée depuis le début de l'année. Les publications de ses utilisateurs sont souvent des vidéos musicales, de 15 à 60 secondes, généralement agrémentées de filtres et d'effets spéciaux. Seule application chinoise à avoir réussi à construire une empreinte globale, TikTok revendique plus 800 millions d'utilisateurs sur la planète, dont plus de 65 millions de comptes actifs aux Etats-Unis. Un chiffre qui n'inclut pas la Chine, où ByteDance opère une application politiquement plus « contrôlée » baptisée « Douyin ». L'application américaine, qui appartient au groupe chinois ByteDance, est soupçonnée par Washington de capter les données personnelles de ses utilisateurs et de les partager avec Pékin. Elle fait l'objet d'une enquête du CFIUS, l'agence américaine chargée de s'assurer que les investissements étrangers ne présentent pas de risque pour la sécurité nationale. Aucun rapport public n'a été publié jusqu'ici. http://www.kweeper.com/charles/image/6529631 Mon, 03 Aug 2020 18:09:17 +0100 charles tik tok numerique guerre economique souverainisme internet reseaux sociaux chine usa L’anthroposophie, discrète multinationale de l’ésotérisme http://www.kweeper.com/charles/image/6529568 Paradoxe d’un mouvement qui semble épouser l’air du temps, l’anthroposophie naît d’une réaction à la modernité. À la fin du XIXe siècle en Allemagne, des prédicateurs ravivent un passé germanique mythifié, fustigent le progrès technique et scientifique, les villes et les Lumières. Ils exaltent la nature et les racines médiévales d’un Volk (« peuple ») organique, rural et immuable. Quoi de commun entre l’agriculture biodynamique, une école à la pédagogie atypique, une grande entreprise de cosmétiques, un investissement dans une ferme éolienne ? Tous sont liés à l’#anthroposophie, un courant spirituel fondé au début du XXe siècle par #Rudolf-Steiner. Discret mais influent, ce mouvement international dispose de relais économiques et politiques… jusqu’au sein du gouvernement français. De son vivant, Steiner a doté son mouvement spirituel d’une vision du monde, d’une esthétique, de lieux de socialisation, d’un culte, d’une médecine, d’une agriculture, d’une diététique, d’écoles. Un siècle plus tard, l’#anthroposophie est un empire. Avec respectivement 14 milliards et 4 milliards d’euros d’actifs sous gestion, les banques Triodos et GLS, deux établissements fondés et dirigés par des anthroposophes, s’imposent comme des références de la « finance durable ». Elles soutiennent des entreprises d’inspiration anthroposophique. Pas moins de 1 850 jardins d’enfants et 1 100 établissements scolaires Steiner-Waldorf (du nom de l’usine de cigarettes dont le propriétaire demanda à Steiner, en 1919, la création d’une école pour ses ouvriers), répartis dans 65 pays, appliquent les principes pédagogiques du touche-à-tout autrichien. Numéro un des cosmétiques biologiques en France et en Allemagne, les laboratoires Weleda ont réalisé 401 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017, en vendant dans le monde entier lotions capillaires au romarin, pâtes dentifrices au ratanhia, huiles essentielles anticellulite au bouleau, ainsi que pour 109 millions d’euros de « médicaments anthroposophiques ». Deux actionnaires de référence, la Société anthroposophique universelle et la clinique anthroposophique d’Arlesheim, voisine du Goetheanum, détiennent 33,5 % du capital de l’entreprise et 76,5 % des droits de vote de Weleda. Également positionnés sur le marché des « médicaments anthroposophiques » et des cosmétiques, les laboratoires Wala détiennent la marque Dr. Hauschka, emploient près d’un millier de personnes et réalisent 130 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Plus de 3 700 médecins diplômés pratiquent la « médecine anthroposophique » dans le monde. Nombre de médecins anthroposophes ont été formés par l’université de Witten-Herdecke, fondée par des anthroposophes, qui, avec 38 millions d’euros de budget annuel, est la première université privée d’Allemagne. Anthroposophe affiché, le milliardaire allemand Götz Werner a fondé la chaîne de drogueries DM, leader européen du secteur. Avec 3 500 officines et 59 000 salariés, son groupe réalise plus de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. En février 2018, l’enseigne a noué un partenariat avec Demeter, la marque de la biodynamie, qui certifie 1 875 kilomètres carrés de terres agricoles à travers le monde. À Bruxelles, les anthroposophes disposent d’un lobby pour défendre leurs intérêts auprès des institutions européennes : l’Alliance européenne d’initiatives pour l’anthroposophie appliquée - Eliant. http://www.kweeper.com/charles/image/6529568 Mon, 03 Aug 2020 02:47:52 +0100 charles anthroposophie biodynamie rudolf steiner Anthroposophie : Rudolf Steiner, doctrine, eurythmie : Une mise en garde catholique http://www.kweeper.com/charles/video/6529550 Conférence catholique donnée dans le cadre de la Pastorale Nouvelles Croyances et Dérives Sectaires par le Diacre Bertrand Chaudet. Cette conférence s'attèle à présenter de manière critique Rudolf Steiner, l’#anthroposophie et ses champs d’applications. La doctrine anthroposophique est-elle compatible avec l’anthropologie chrétienne ? http://www.kweeper.com/charles/video/6529550 Mon, 03 Aug 2020 02:06:07 +0100 charles anthroposophie rudolf steiner occultisme esoterisme Les conditions de possibilité de l’éducation vers la liberté - Thèse de Doctorat de Chantal La http://www.kweeper.com/charles/image/6529549 Cette thèse analyse L’approche pédagogique de Rudolf Steiner et s’applique à vérifier s’il est possible d’éduquer un enfant de façon à lui ouvrir la voie vers la liberté. Une liberté qui soit l’expression de son ultime humanité sans pour autant le mettre en situation de conflit avec l’univers social. Thèse accessible en lecture ici : https://corpus.ulaval.ca/jspui/bitstream/20.500.11794/27567/1/33283.pdf http://www.kweeper.com/charles/image/6529549 Mon, 03 Aug 2020 02:00:46 +0100 charles anthroposophie waldorf-steiner rudolf steiner philosophie pedagogie VINS : Quelles différences entre bio, biodynamie et naturel ? http://www.kweeper.com/charles/image/6529548 LE VIN BIOLOGIQUE Le vin biologique existe officiellement depuis très peu de temps (2012). Avant, il ne prenait en compte que la viticulture et non la vinification. Cette démarche oblige dorénavant à n’ajouter aucun traitement synthétique et d’insecticide dans les vignes et, depuis peu, propose à réduire (très légèrement) les intrants lors de la vinification. Par contre, elle autorise l’acidification, la désacidification, le traitement thermique, l’ajout de tanins, l’ajout de copeaux de bois, de soufre, les levures industriels… LE VIN BIODYNAMIQUE Le vin biodynamique pousse la démarche des vins bio encore plus loin. Les vignerons qui utilisent cette méthode essaie d’intensifier la vie du sol afin qu’il y ait un meilleur échange entre la terre et la plante. Pour cela, ils se servent de préparations à base de plantes qu’ils infusent, dynamisent où macèrent afin d’aider la vigne à se renforcer et à mieux se développer (une sorte de traitement homéopathique de prévention). Ils utilisent aussi le calendrier lunaire afin que la plante, le sol et les influences lunaires se combinent au mieux. C’est un penseur et philosophe, #Rudolf-Steiner (1861-1925) qui instaura les bases de cette mouvance aussi appelé #anthroposophie. On y autorise le collage du vin et la filtration, la chaptalisation (ajout de sucre) uniquement pour les pétillants, mais par contre l’utilisation de dose de soufre plus basse que les vins bio. LE VIN NATUREL Le vin naturel (cf : qu’est ce que le vin naturel ?) combine donc ces deux méthodes mais va encore plus loin en autorisant aucun intrants ni techniques visant à modifier le jus originel, mis à part le soufre… Il existe aussi une autre section dans les vins naturels encore plus « jusqu’au boutiste », les vins Sans Aucun Intrants Ni Sulfites (S.A.I.N.S). Voici ci-dessous un exemple de la différence entre ces démarches : Vin conventionnels rouge normes E.U : 160 mg/litre de soufre Vin rouge issu de l’Agriculture Biologique : 100 mg/litre de soufre Vin rouge Demeter (biodynamique) : 70 mg/litre de soufre Vin rouge Association des Vins Naturels : 30 mg/litre de soufre http://www.kweeper.com/charles/image/6529548 Mon, 03 Aug 2020 01:52:23 +0100 charles anthroposophie biodynamie vin naturel vin bio rudolf steiner agriculture viticulture grands vins Rudolf steiner et l'anthroposophie - Analyse de Michel Onfray - Vol2 http://www.kweeper.com/charles/video/6529547 http://www.kweeper.com/charles/video/6529547 Mon, 03 Aug 2020 01:50:00 +0100 charles anthroposophie rudolf steiner Rudolf steiner et l'anthroposophie - Analyse de Michel Onfray - Vol1 http://www.kweeper.com/charles/video/6529546 http://www.kweeper.com/charles/video/6529546 Mon, 03 Aug 2020 01:45:19 +0100 charles anthroposophie rudolf steiner philosophie esoterisme onfray De la théosophie à l’anthroposophie http://www.kweeper.com/charles/image/6529545 L’anthroposophie se présente comme un « modèle pour penser » l’anthropologie pédagogique déclinée dans les écoles Waldorf. Steiner y rationalise l’expérience mystique, en proposant une méthodologique de la quête du spirituel dans l’homme (microcosme), jusqu’à celle du spirituel dans l’univers (macrocosme). Sans nier les apports des sciences physiques et naturelles à la connaissance du monde, il y adjoint ceux d’une science spirituelle, explorant un monde immatériel et intangible. Et si le monde visible (l’Orbis sensualium de Comenius) permet l’expérience sensorielle, le développement d’autres facultés innées ouvre l’accès au monde invisible. L’entrée dans cet au-delà du monde visible suppose la maîtrise d’un état particulier de conscience, entre veille et sommeil, où les impressions sensorielles disparaissent. L’âme de l’homme ainsi régénéré s’unit alors au monde, sans pour autant renoncer à sa propre individualité6. La cosmogonie steinerienne (ordre cosmique) articule trois processus fondamentaux : la réincarnation, le karma et les correspondances entre le macrocosme et le microcosme. On y retrouve les structures fondamentales de la pensée gnostique. L’univers et l’homme ont une même origine première spirituelle. Lors de ses réincarnations successives, l’humain exclu de l’esprit universel et asservi à la matière élève son âme jusqu’à une nouvelle fusion avec la source spirituelle. L’homme incarné dans une enveloppe physique et psychique est porteur d’un nucléus venu d’ailleurs, sorte de code génétique spirituel. Il s’en sépare au moment de la mort pour se réincarner, après une période plus ou moins longue, dans un autre cycle de vie terrestre. Le karma, ou enchaînement des périodes d’incarnation, témoigne d’un héritage des pensées et des actes des vies antérieures, conformément aux croyances de la doctrine bouddhiste de la sagesse. Le continuum de vie devient autre selon cette perspective. La naissance et la mort ne marquent plus le début et la fin d’une existence linéaire, mais le début et la fin d’un épisode spécifique. L’éducation est un moyen d’aider à l’incarnation d’un être spirituel incapable de se manifester sous sa nouvelle forme physique. Le nouveau-né est ainsi porteur d’une double hérédité, génétique (héritage parental) et spirituelle, à partir desquelles œuvre l’éducateur, qui affine une forme physique, affective et mentale génétiquement et spirituellement déterminée par l’empreinte du karma. La question des correspondances dessine une ergonomie pour les espaces éducatifs. L’homme est un concentré du monde (microcosme), et le monde une extension de l’homme (macrocosme). À l’origine, les différents règnes naturels (minéral, végétal, animal) faisaient un avec le genre humain. Ils ne sont donc pas des éléments étrangers, mais de proches parents. Cette théorie préscientifique des correspondances trouve en particulier des applications dans les approches homéopathiques de la médecine anthroposophique, ainsi que dans l’enseignement écosystémique des écoles Waldorf. L’anthroposophie esquisse in fine une conception romantique et mythologique du monde fondée sur l’unité. Le paradoxe de Steiner est d’avoir voulu la justifier à partir des présupposés de la démarche scientifique, voulant « réenchanter » le mythe de l’unité dans une civilisation dominée par l’expertise de la raison. http://www.kweeper.com/charles/image/6529545 Mon, 03 Aug 2020 01:34:00 +0100 charles anthroposophie théosophie rudolf steiner esotérisme philosophie Kant, Le «Goethéanisme», et la pensée préthéosophiques de Rudolf Steiner http://www.kweeper.com/charles/image/6529544 Lors de son séjour aux archives de Weimar en 1894, #rudolf-steiner se passionne pour les recherches de #goethe sur la nature. Celui-ci s’emploie à y décrire les « archétypes » (ou phénomènes primitifs) du monde végétal puis animal, en établissant des correspondances entre le macrocosme spirituel et ses manifestations graduelles dans le microcosme humain. La morphologie idéaliste de #goethe est une quête d’unité universelle de la nature qui se démarque de l’analyse expérimentale propre aux sciences naturelles fondée sur des rapports de causalité. La métaphysique anthropomorphique de Goethe conforte Steiner dans l’idée d’une alliance possible entre l’intellect humain et une dimension spirituelle invisible et insaisissable jusqu’alors. Elle inscrit ses conclusions dans le sillage de la mystique rhénane, qui affirme l’existence au plus profond de l’être d’une parcelle de divin comme un espace incorruptible. La quête mystique se présente dès lors comme un voyage initiatique intérieur, afin de connaître cette part d’éternel en nous. Le défi pour Steiner est de montrer, en retournant contre lui les armes de l’analyste expérimental, qu’il existe bien en chaque homme une faculté implicite d’accéder à l’espace spirituel, qu’il s’agit de rendre explicite La perception intérieure du monde spirituel et la spiritualisation de tous les domaines de la vie constituent le thème central de l'oeuvre de Steiner. À dix-neuf ans déjà, Steiner souffre de la démythification du monde due à l'économie, la technique, les sciences naturelles et la philosophie critique. Au plus profond de son être persiste au contraire la certitude, courante en d'autre temps, de l'existence d'un univers spirituel. Au début de ses études, censément en sciences naturelles, il écrit à un ami: "L'année dernière je me suis efforcé de comprendre si Schelling a raison de dire qu'il existe en chacun d'entre nous ‘une merveilleuse faculté cachée, au-delà de l'instabilité du moment, de se retirer au plus profond de soi-même pour y observer ce qu'il y a d'éternel en nous dans sa forme immuable’. Je pensais et pense encore avoir indubitablement découvert en moi cette faculté intérieure. Il y a d'ailleurs longtemps déjà que je l'avais pressentie". Dans ses oeuvres préthéosophiques Steiner, réfutant délibérément le criticisme de Kant, qui limite l'expérience objective, s'efforce de justifier par la théorie de la connaissance cette expérience mystique solitaire. Il part au contraire du principe que par-delà les limites de la connaissance définies par Kant, tout ce qui est nécessaire à «l'explication du monde» est accessible à la pensée humaine, car il est convaincu que la pensée est, sous la forme des idées, l'essence du monde. La connaissance de soi permet de «pénétrer progressivement les fondements de l'univers». Le spirituel s'incarne dans l'«organisme universel»; sa manifestation la plus haute et la plus achevée est la pensée humaine car l'homme exprime le contenu de la pensée, c'est-à-dire les idées éternelles. La «perception intellectuelle» permet à l'homme de faire l'expérience directe des idées et de fusionner ainsi (à nouveau) de manière altruiste avec les fondements de l'univers. La théorie de la connaissance du jeune Steiner est donc à la fois une ontologie et une cosmogonie - un retour à la doctrine prémoderne, à la fois naïve et réaliste, du réalisme des Universaux: elle a pour but de montrer à l'homme sa mission et sa place dans le monde par le biais de la réflexion sur soi et doit lui permettre de «conquérir par le travail de la pensée ce que l'on obtenait naguère par la foi en la révélation: la satisfaction de l'esprit». http://www.kweeper.com/charles/image/6529544 Mon, 03 Aug 2020 01:18:18 +0100 charles rudolf-steiner goethe Waldorf 100 – Le film http://www.kweeper.com/charles/video/6529543 Un documentaire publicitaire qui s'attèle à montrer la base de la pédagogie Steiner-Waldorf sous différentes latitudes http://www.kweeper.com/charles/video/6529543 Mon, 03 Aug 2020 01:08:38 +0100 charles anthroposophie rudolf steiner steiner-waldorf Quelle est la différence entre l’agriculture biologique et biodynamique ? http://www.kweeper.com/charles/image/6529542 L’agriculture biodynamique est l’un des courants fondateurs de l’agriculture biologique. La biodynamie est une méthode de culture qui n’utilise aucun produit de synthèse : en cela, elle se rapproche de l'agriculture biologique mais elle s’en distingue en allant plus loin que de simples techniques agricoles. La biodynamie intègre, en plus, des rituels liés à la lune, l’application de préparations naturelles et une approche qui englobe des éléments interactifs et interdépendants : les sols, la faune sauvage et domestique, la microfaune, les plantes cultivées et sauvages, les arbres, les points d’eau et l’homme. Dès le début des années 1920, des agriculteurs s’inquiètent de constater certains phénomènes comme la dégénérescence des plantes cultivées, la perte de fécondité des troupeaux ou la diminution de la qualité des aliments. Ils font alors appel à Rudolf Steiner (1861-1925), philosophe et scientifique autrichien connu pour être le fondateur de l’#Anthroposophie, un courant de pensée qui intègre les composantes psychiques et spirituelles du monde dans sa démarche scientifique. Rudolf Steiner donna alors en 1924 un cycle de huit conférences connu sous le nom de Cours aux agriculteurs, où il posa les fondements théoriques et pratiques de cette agriculture qui cherche à saisir la nature profonde de la terre, des plantes et des animaux pour travailler en les respectant. La biodynamie considère la Terre comme un “Tout”, comme un être vivant qui suit sa propre évolution. Il apparaît aujourd’hui que cet organisme vieillissant naturellement est encore plus affaibli par certaines activités humaines (pollutions chimiques, radioactives, électro-magnétiques, génétiques…), ce qui rend nécessaire et urgent la mise en œuvre de méthodes pour vivifier et soigner le sol, les plantes, les animaux et les hommes. L’agriculture biodynamique apporte des perspectives à ces défis pour l’avenir. En effet, si les pratiques agronomiques de base (rotations longues, culture de légumineuses et d’engrais verts, travail modéré du sol, désherbage mécanique ou thermique, compostage des matières organiques…) sont semblables à celles de l’agriculture biologique, des pratiques spécifiques sont proposées pour favoriser la vitalité des cultures et les processus de vie au sein de la ferme ou du jardin. Toutes ces pratiques ont un but commun : créer du lien entre le sol, la plante et le monde animal, restaurer l’unité des écosystèmes et stimuler les échanges entre les différents niveaux (de la vie microscopique du sol jusqu’au influences planétaires, en passant par les niveaux intermédiaires que sont la parcelle, la ferme avec ses paysages, le territoire avec ses échanges sociaux et économiques). Les pratiques spécifiques à la biodynamie s’articulent autour de trois principes fondamentaux : 1. Concevoir la ferme ou le jardin comme un organisme agricole, une entité autonome et individualisée. 2. Utiliser des “préparations biodynamiques” : préparations à base de plantes médicinales, de bouse de vache et de quartz qui agissent énergétiquement pour l’équilibre du domaine. 3. Travailler avec les “rythmes cosmiques”, c’est-à-dire tenir compte des influences du Soleil, de la Lune, des planètes et du zodiaque. Des pratiques complémentaires seront également présentées dans cette page, notamment les pratiques spécifiques pour l’élevage ainsi que la question de l’alimentation. Les produits issus de l’agriculture biodynamique sont certifiés par la marque Demeter, qui garanti le respect des pratiques biodynamiques grâce à des cahiers des charges et un contrôle rigoureux. Pour répondre aux spécificités de la culture de la vigne et de la vinification, le label Biodyvin a été créé. http://www.kweeper.com/charles/image/6529542 Mon, 03 Aug 2020 00:16:31 +0100 charles anthroposophie biodynamie rudolf steiner agriculture biodynamique L'agriculture biodynamique http://www.kweeper.com/charles/image/6529532 L’agriculture bio-dynamique est une agriculture assurant la santé du sol et des plantes pour procurer une alimentation saine aux animaux et aux êtres humains. Elle se base sur une profonde compréhension des lois du «vivant», acquise par une vision qualitative et globale de la nature. Elle considère que la nature est de nos jours tellement dégradée qu’elle n’est plus capable de se guérir par elle-même et qu’il est nécessaire de redonner au sol sa vitalité féconde indispensable à la santé des plantes, des animaux et des Hommes grâce à des procédés «thérapeutiques». En 1924 déjà, l'agriculture traditionnelle avait fait place à un mode de production recourant énormément à la chimie et aux machines pour accroître les rendements et la rentabilité. Mais la recherche exclusive de la quantité nuisait à la qualité des produits; la terre et les animaux, transformés en «machines à produire», devenaient stériles. Toujours plus d'engrais s'avéraient nécessaires. Aussi des agriculteurs et des scientifiques inquiets de cette situation ressentirent-ils l'urgente nécessité d'une impulsion nouvelle en agriculture. Ils demandèrent à Rudolf Steiner d'indiquer, à partir de sa connaissance de la nature, une autre façon de considérer et de traiter la terre. Il accepta et, du 7 au 16 juin 1924, il exposa des vues nouvelles à Koberwitz près de Wroclaw (aujourd’hui en Pologne): il donnait ainsi naissance à un mode de culture qui devait recevoir par la suite le nom d’«agriculture bio-dynamique». L’origine de la biodynamie Dans les années 1920, Rudolf Steiner, philosophe autrichien et fondateur de l'anthroposophie, met en avant le lien qui existe entre les êtres vivants et les rythmes cosmiques, puisque la plante grandit entre terre et ciel. Par la suite, d’autres chercheurs comme Ehrenfried Pfeiffer, chimiste et agronome, puis Maria Thun, paysanne pionnière de la biodynamie, tous deux allemands, approfondirent la réflexion. Bien que les méthodes expérimentales n’aient pas prouvé l’efficacité de la pratique, la biodynamie reste plébiscitée. Les principes de la biodynamie Pour procurer une alimentation saine aux hommes, recréer des liens harmonieux avec la nature s’impose, et la biodynamie entend, pour cela, rendre le sol et les plantes réceptifs aux influences du ciel et de la terre, qui sont nombreuses. Dès lors, 3 grands principes s’imposent comme essentiels à la biodynamie : Les rythmes cosmiques et l’influence de la lune La prise en compte de l’influence de la lune et des planètes sur la vie terrestre et notamment au jardin a pour but de donner aux plantes des forces leur permettant d’être plus résistantes aux parasites et maladies. Cela fait intervenir différents rythmes : jours feuille, racine, fruit ou fleur : lorsque la lune passe devant les douze constellations du zodiaque, elle va transmettre à la Terre la qualité de l’élément de la constellation (terre, eau, air, feu) devant laquelle elle passe et ainsi activer chez la plante la formation de feuilles, de racines, de fruits ou de fleurs, selon ce qui lui correspond. Ainsi, le calendrier lunaire distingue ces rythmes de jours : feuille, racine, fruit ou fleur, lune montante et lune descendante, nœuds lunaires, apogées et périgées, lune croissante et lune décroissante. Le soleil joue un rôle aussi tout comme les autres planètes dont les configurations astronomiques peuvent également influer sur le vivant. Toute cette complexité est bien résumée dans les calendriers lunaires dont vous n’avez qu’à suivre les indications pour intervenir au jardin. http://www.kweeper.com/charles/image/6529532 Sun, 02 Aug 2020 17:39:28 +0100 charles anthroposophie biodynamie rudolf steiner Rudolf Steiner, inventeur de l’anthroposophie et de la bio-dynamie http://www.kweeper.com/charles/image/6529531 Fils d'un employé des chemins de fer autrichiens, Rudolf Steiner naît le 25 février 1861 à Kraljevec (Croatie), un petit village près de la frontière austro-hongroise. Il est principalement connu comme fondateur de l'#anthroposophie, une doctrine spirituelle présente dans de nombreux domaines, éducation, médecine, agriculture et arts plastiques, etc.. Il est aussi connu pour avoir été à la base de la pédagogie Steiner-Waldorf, courant pédagogique fondé sur ses conceptions éducatives. Sa pensée soulève des controverses passionnées parmi ceux qui la connaissent. Son style, souvent étrange et ésotérique, constitue un obstacle quasi insurmontable pour l'analyse scientifique et philosophique. Ses écrits n'ont suscité, de la part des milieux scientifiques et philosophiques, que peu d'intérêt et encore moins remporté l'adhésion. Dès l’âge de seize ans il lisait Kant, et bientôt ensuite, Fichte, Hegel et Schelling. Son baccalauréat autrichien passé avec succès (pas de latin ni de grec), il étudie les mathématiques, l'histoire naturelle, la biologie, la chimie, la physique et les mathématique à l’Ecole supérieure polytechnique de Vienne de 1879 à 1883 en vue de devenir professeur de l'enseignement secondaire général. C’est à cette école qu’il rencontra Karl Julius Schröer, son professeur de littérature allemande, qui joua un rôle important à ce moment de sa vie : C’est par la recommandation de K. J. Schröer qu’il reçut la tâche par Kürschner, en 1882, de présenter l’œuvre scientifique de Goethe pour l’édition de ses œuvres. Toutefois, il ne termine pas ces études et s'attache plutôt à approfondir ses connaissances littéraires et philosophiques. À l'expiration de sa bourse, il travaille de 1884 à 1890 comme précepteur et éducateur d'un enfant handicapé dans une famille juive de la grande bourgeoisie viennoise. Il s'agit de la famille Specht, dont l'un des enfants souffrait d’hydrocéphalie. Steiner réussit si bien avec ce jeune enfant que celui-ci (Otto Specht) put mener par la suite des études de médecine avec succès. Philosophe dilettante et autodidacte, il entreprend entre 1882 et 1897, à l'instigation de son professeur de littérature et mentor intellectuel Schroer, l'édition et le commentaire des oeuvres scientifiques de Johann Wolfgang Goethe (1749-1832). A partir de 1890, il travaille, en tant que collaborateur indépendant, aux Archives Goethe et Schiller de Weimar (Allemagne). Ses premiers écrits, et notamment son oeuvre principale Der Philosophie der Freiheit [La philosophie de la liberté] (1894), sont l'aboutissement de ses efforts pour donner une explication philosophique systématique du mode de pensée objectif en même temps qu'idéaliste de Goethe. En 1891, il passe en tant qu'étudiant libre son doctorat en philosophie à l'Université de Rostock (Allemagne) en soutenant une thèse ultérieurement qui deviendra ultérieurement une de ses oeuvres majeures, Wahrheit und Wissenschaft [Vérité et science]. En 1897, une fois terminés ses travaux d'édition, Steiner va s'établir à Berlin. Il travaille comme rédacteur, écrivain, conférencier et chargé de cours et participe aux activités des milieux littéraires bohèmes d'avant-garde, du mouvement ouvrier et des réformateurs religieux. En 1900, il donne un cycle de conférences à la «Bibliothèque théosophique» occultiste, où il rencontre Marie von Sivers qui deviendra plus tard sa seconde femme. De 1902 à 1913, il assume, en qualité de secrétaire général, la direction de la section allemande de la Société théosophique dont le porte-parole international était Annie Besant. En tant que chef de file d'un mouvement de renouveau spirituel le «Docteur Steiner» déploie alors une immense activité, multipliant conférences et voyages, comme en témoignent un nombre impressionnant de comptes rendus sténographiques de conférences (plus de 6.000) et près de trente monographies. En 1913, Steiner rompt avec Annie Besant, en raison, essentiellement, de divergences d'opinion sur l'interprétation ésotérique de la vie du Christ, et fonde avec la majorité de ses partisans allemands la Société anthroposophique dont le siège se trouve aujourd'hui encore au #Goetheanum de Dornach, près de Bâle (Suisse), dont il avait lui-même dessiné les plans. En tant que fondateur charismatique d'une communauté idéologique entièrement axée sur lui, Steiner développe au cours des vingt dernières années de sa vie, dans d'innombrables cours et conférences donnés dans toute l'Europe, un programme de réforme spirituelle dans les domaines de l'art, de l'éducation, de la politique et de l'économie, de la médecine, de l'agriculture et de la religion chrétienne. L'ambiance révolutionnaire qui règne dans l'Allemagne vaincue des années 1918-1919 lui offre l'occasion de mettre en pratique ses idées sur l'éducation dans une nouvelle école. Le 7 septembre 1919, il inaugure solennellement pour 256 élèves issus essentiellement de familles ouvrières travaillant à la fabrique de cigarettes Waldorf-Astoria de Stuttgart (Allemagne), la première «Libre École Waldorf», établissement d'éducation mixte du primaire et du secondaire. Il faut replacer sa réforme pédagogique dans le contexte de l'utopie radicale de «structuration tripartite de l'organisme social» qu'il avait lui-même proclamée: la création spontanée de nouveaux établissements dotés d'une constitution autonome (jardins d'enfants, écoles et collèges) ainsi que l'organisation coopérative d'entreprises économiques doivent permettre de parvenir à une stricte séparation entre la vie culturelle et économique d'un côté et le système politique étatique de l'autre. Alors que le deuxième Goetheanum n’était pas encore construit, et que les plans pour sa construction n’étaient achevés que pour son enveloppe extérieure, Rudolf Steiner décédait à Dornach. Le programme politique de «liberté de la vie spirituelle» et «d'économie associative» défini par Steiner a échoué; ses écoles en revanche ont été une réussite. Lorsqu'il meurt à Dornach, le 30 mars 1925, en laissant inachevée la rédaction de son autobiographie, la première promotion d'élèves de l'École Waldorf prépare le baccalauréat. http://www.kweeper.com/charles/image/6529531 Sun, 02 Aug 2020 17:33:59 +0100 charles anthroposophie biodynamie rudolf steiner philosophie spiritualité occultisme esoterisme kant goethe fichte hegel schelling. Anthroposophie : Écoles Steiner dans la tourmente - ARTE http://www.kweeper.com/charles/video/6529530 ARTE a enquêté en Allemagne, en Angleterre et en Suisse où se trouve, à Dornach, le temple de l’anthroposophie, pseudo-science spirituelle inventée par Rudolf Steiner, le père des écoles du même nom. On en compte 773 en Europe ainsi que 1299 jardins d’enfants. Les origines de l'anthroposophie, courant ésotérique créé par Rudolf Steiner au début du xxe siècle, sont à retrouver dans la branche ésotérique du romantisme allemand. Le journaliste Jean-Baptiste Malet décrit ainsi le terreau qui vit croître ce mouvement : « À la fin du XIXe siècle en Allemagne, des prédicateurs ravivent un passé germanique mythifié, fustigent le progrès technique et scientifique, les villes et les Lumières. Ils exaltent la nature et les racines médiévales d'un Volk (« peuple ») organique, rural et immuable ». L'anthroposophie se rattache d'une part à la théosophie de Helena Blavatsky et d'autre part aux courants du rosicrucianisme moderne. On y retrouve des éléments empruntés au bouddhisme, à l'hindouisme, au christianisme. En particulier, de l'hindouisme et du bouddhisme, l'anthroposophie tire sa conception du karma et de la réincarnation ; du christianisme, l'idée du Christ en tant que sauveur du monde. Il prône un nouvel accès au monde spirituel pour l'être humain moderne, à travers des exercices que Rudolf Steiner décrit dans son livre L'Initiation. Comme tout mouvement ésotérique et religieux, il affirme l'existence d'un monde spirituel qui est à la base du monde matériel et il possède des techniques de méditation et des rituels. Elle présente, du point de vue scientifique, les caractéristiques d'une pseudo-science : rejet de la notion de réfutabilité, de la science contemporaine et du matérialisme qui en est le fondement épistémologique. L'anthroposophie et ses croyances pseudo-scientifiques persistent de nos jours au travers de plusieurs disciplines dérivées dans de nombreux domaines : éducation (pédagogie Steiner-Waldorf), arts (eurythmie, peinture, théâtre, sculpture, musique, etc.), santé (médecine anthroposophique, pharmaceutique, cosmétique), accompagnement du handicap (mouvement Camphill), économie (banques), politique (tripartition sociale), agriculture (#biodynamie et Viticulture #biodynamique), religieux (Communauté des chrétiens). Plusieurs entreprises et organismes sont liés au mouvement anthroposophe, comme l'entreprise pharmaceutique Weleda, l'organisme de certification Demeter, et des établissements bancaires comme La Nef, GLS Bank, Triodos Bank, Freie Gemeinschaftsbank. L'anthroposophie est aussi critiquée en raison des risques de dérive sectaire qu'elle peut susciter Steiner, qui s'oppose notamment à Kant au sujet du matérialisme en sciences, défend l'idée que sa « science de l'esprit » serait celle de l'immatériel. Lorsqu'il intègre la théosophie de Blavatsky, sa pensée s'enrichit des nombreuses traditions occultistes : en particulier la mystique allemande, les gnoses chrétiennes et des influences philosophiques orientales, qui imprégnaient fortement le mouvement théosophique, ainsi que de nombreuses traditions occultes, astrologiques, religieuses, mythiques et philosophiques de l'humanité. Aujourd'hui, son institution principale est le Goetheanum, situé en Suisse, siège international de la Société anthroposophique universelle et de l'École libre de science de l'esprit qui comporte onze départements : sciences sociales, pédagogie, art de la scène, arts plastiques, médecine, belles-lettres, mathématique-astronomie, agriculture, sciences naturelles, jeunesse, anthroposophie générale. http://www.kweeper.com/charles/video/6529530 Sun, 02 Aug 2020 17:04:41 +0100 charles anthroposophie biodynamie rudolf steiner Erasme et la Réforme Protestante. http://www.kweeper.com/charles/image/6529526 Nul ne saurait dire exactement quand est né Desiderius Erasmus, AKA Érasme de Rotterdam. 1466 ? 1467 ? ou 1469 ?. Mais une chose est sûre : Érasme est l'une des grandes figures de l’humanisme du 16ème siècle et l’artisan en 1516 de la première édition critique du Nouveau Testament en grec. Desiderius Erasmus, né à Rotterdam en 1469, entre très jeune au monastère. Ordonné prêtre en 1492, il devient secrétaire de l’évêque de Cambrai qui finance ses études de théologie à Paris. Le pape l’ayant relevé de ses vœux en 1495, il entame une carrière d’enseignant qui le conduira en Angleterre, en France et en Italie où il obtiendra son doctorat en théologie en 1506. De retour en Angleterre, Érasme publie son célèbre Éloge de la Folie (1508), œuvre satirique, témoin de sa grande indépendance d’esprit. Érasme s’y moque des diverses catégories sociales de son temps, philosophes et théologiens en tête et surtout moines. En 1516, il publie l’Éducation du Prince qu’il dédie à Charles Quint. Ce brillant humaniste parcourt l’Europe, changeant fréquemment de résidence : Angleterre, Italie, Pays-Bas, Bruxelles, Anvers, Gand, Louvain. En 1521, il s’établit à Bâle qu’il quitte pour Fribourg en 1529. Il revient à Bâle en 1535 pour y mourir en 1536. Surnommé « le précepteur de l’Europe » et « le père de l’humanisme, » il entretient une correspondance suivie avec tous les grands penseurs de son temps. Les manuscrits grecs de la Bible, rapportés d’Orient aux XVème et XVIème siècles, laissent apparaître des divergences importantes avec cette traduction latine. Un travail comparatif doit permettre d’établir le texte le plus fidèle. En 1504, Erasme s’engage dans ce travail, influencé par les travaux de Lorenzo Valla, humanisme italien qui avait rédigé en 1455 ses Annotations sur le Nouveau Testament. Valla déclarait vouloir remonter à la source grecque, puisque le « ruisseau latin » était « encombré de limon et de saletés ». Erasme s’inscrit dans la lignée des savants qui cherchent à établir le meilleur « texte source », s’inspirant du théologien Origène qui, au IIIème siècle déjà, dans ses Hexaples, présentait différentes versions grecques de l’Ancien Testament et sa propre version établie après une étude comparative. En 1516, la parution du Nouveau Testament d’Érasme connaît un grand retentissement. Elle offre en parallèle au texte grec une nouvelle traduction en latin qui corrige la Vulgate. **** Voici quelques extraits du Nouveau Testament d’Érasme » Le soleil est un bien commun, offert à tout le monde. Il n’en va pas autrement avec la science du Christ… Je suis tout à fait opposé à l’avis de ceux qui ne veulent pas que les lettres divines soient traduites en langue vulgaire pour être lues par les profanes, comme si l’enseignement du Christ était si voilé que seule une poignée de théologiens pouvait le comprendre, ou bien comme si le rempart de la religion chrétienne était fait de l’ignorance où on la tiendrait. Je voudrais que toutes les plus humbles des femmes lisent les évangiles, lisent les épîtres de saint Paul. Puissent ces livres être traduits en toutes les langues, de façon que les Écossais, les Irlandais, mais aussi les Turcs et les Sarrasins soient en mesure de les lire et de les connaître… Puisse le paysan au manche de sa charrue en chanter des passages, le tisserand à ses lisses en moduler quelque air, ou le voyageur alléger la fatigue de la route avec ses récits ». (Préface du Nouveau Testament, 1516) **** Les écrits d’Érasme et sa quête d’un humanisme chrétien inspireront Luther et d’autres réformateurs. À partir du texte grec édité par Érasme, Luther effectue sa traduction allemande du Nouveau Testament et la publie en 1522. Le même Luther fera sienne quelques idées d'Erasme, notamment le principe d’une théologie fondée sur l’Écriture, l’importance de la religion intérieure qui relativise les œuvres et les cérémonies extérieures, l’accès de tous au texte biblique en langue vernaculaire. Refusant de se séparer de l’Église catholique, il prend ses distances vis-à-vis de la Réforme. Luther accuse Érasme de tiédeur et de scepticisme. Une polémique s’installe entre les deux hommes. Érasme publie en 1524 son Essai sur le Libre Arbitre auquel Luther répond en 1525 par le traité Du Serf-Arbitre. Le désaccord entre les deux hommes porte sur la notion de liberté de l’homme par rapport à Dieu, sur la tradition et sur la notion de grâce et de mérites. Selon Érasme l’homme peut collaborer avec Dieu à son propre salut. http://www.kweeper.com/charles/image/6529526 Sun, 02 Aug 2020 12:02:35 +0100 charles erasme philosophie protestantisme religion réforme protestante protestantisme Retour sur l'histoire du maquis des Glières http://www.kweeper.com/charles/video/6529514 http://www.kweeper.com/charles/video/6529514 Sun, 02 Aug 2020 02:19:15 +0100 charles maquis des glières plateau des glières resistance tom morel Les Beatles en 1965 à l’aéroport de Lyon Bron - Photo de Mario Gurrieri http://www.kweeper.com/charles/image/6529432 Les Beatles en 1965 à l’aéroport de Lyon Bron, photo de Mario Gurrieri, le doyen des reporters-photographes de presse et photographe des stars. Mario Gurrieri, est mort aujourd'hui à l’âge de 84 ans. Un jour, il a le déclic en écoutant la radio : les Beatles, qui sont en tournée en France, débarquent à Lyon. On est le 20 juin 1965. Le jeune paparazzi décide d’y aller au culot. Il planque à l’aéroport de Bron. Il sera le seul à photographier les héros de “Yelow Submarine” qui descendent de l’avion. Exclusivité mondiale ! Et Mario le sans-gêne va suivre les rockeurs jusqu’à l’hôtel Royal, place Bellecour. Comme personne ne le vire, il réalise une série de photos inédites. Deuxième coup de maître. Du coup, il est nommé photographe officiel du Palais d’hiver à Lyon. Dalida, Madonna, Mike Brandt, Sophie Marceau, Mickael Jackson, Indochine, Johnny Halliday... la liste est très loin d’être exhaustive… Mario Gurrieri a rencontré de nombreuses stars et son appareil photo les a immortalisées. Mario, tout le monde du showbiz le connaissaient Tous voulaient être pris en photo par Mario. Avant chaque prise, il avait cette petite phrase qui faisait forcément rire : «sourissez, sourissez !» http://www.kweeper.com/charles/image/6529432 Thu, 30 Jul 2020 15:48:37 +0100 charles beatles mario gurrieri lyon bron RAPPORT DU LIEUTENANT GABRIEL T... - archives départementales de Haute Garonne (N°2546W27) http://www.kweeper.com/charles/image/6529431 http://www.kweeper.com/charles/image/6529431 Thu, 30 Jul 2020 15:12:13 +0100 charles resistance plateau des glières tom morel commandant lefèbvre Bilan des pertes du maquis de Glières http://www.kweeper.com/charles/image/6529430 Extraits tirés du livre de Claude Barbier « Le maquis des Glières » Les GMR ….« La soixantaine de gardiens du GMR Aquitaine, faits prisonniers dans la nuit du 9 au 10 mars, et la dizaine arrêtée le lendemain, recouvrèrent la liberté dans la nuit, entre le 26 et le 27 mars, une fois l'ordre d'évacuation donné par Maurice Anjot. Présentés à leur hiérarchie, ils subirent vraisemblablement le double reproche de ne pas avoir été assez combatifs lors de leur arrestation ainsi que de n'avoir pas tenté de s'évader. C'est peut-être pour montrer sa fidélité à l'égard de sa hiérarchie et du régime, ou par franche hostilité à l'endroit des résistants, que le lieutenant T. rédigea le 30 mars 1944 un rapport complet sur le dispositif de Glières (dépôts d'armes, ravitaillement), mais surtout sur les hommes qui en tenaient les rênes. Les GMR sitôt redescendus furent utilisés pour traquer leurs geôliers, notamment en effectuant des rondes dans la ville d'Annecy. À quelques exceptions près, comme le lieutenant T., il n'est pas certain que ces policiers aient mené de bonne grâce des actions contre leurs anciens gardiens. Ils subirent les pressions de leur hiérarchie, elle-même sommée tant par Lelong que par les autorités d'occupation de sévir contre la Résistance. Le 2 avril, les GMR furent alors sollicités pour une opération contre le maquis près du mont Ouzon où, selon les chefs de la Sipo-SD, ils se seraient montrés exemplaires. On peut cependant douter de cette supposée bonne volonté que la crainte inspirée par la présence de Fromes justifiait vraisemblablement. Mis sous pression, interrogés, les GMR n'avaient sans doute pas d'autre choix que de se montrer coopératifs. À la fin du mois d'avril, les policiers allemands doutèrent à nouveau de leur collaboration, dans la mesure où les GMR n'affrontèrent jamais directement les maquisards »…. Les GMR devant les cours de justice ..."Les GMR, notamment ceux du groupe Aquitaine, furent poursuivis (au propre comme au figuré) par les rescapés de Glières. Quatre anciens, dont Gilbert Lacombe, qui avaient été leurs gardiens sur le Plateau, furent mandatés par leurs camarades pour rechercher les GMR qui avaient provoqué certaines arrestations. Au total, vingt et un GMR furent arrêtés, dont le lieutenant T. qui avait rédigé un rapport circonstancié de ce qu'il avait vu, rapport remis, on l'a vu, aux Allemands. Accusé notamment d'intelligence avec l'ennemi et d'avoir arrêté cinq maquisards qui tentaient de rejoindre le maquis, T. fut condamné à mort par la cour de justice de Toulouse le 19 avril 1945. Il se pourvut en cassation le 20 avril 1945, pourvoi rejeté le 2 mai 1945. Sa peine de mort fut commuée par décret du 15 mai 1945 en travaux forcés à perpétuité. Redescendus du Plateau, les GMR qui avaient été prisonniers des maquisards assurèrent des patrouilles à Annecy jusqu'au 15 avril 1944. À cette date, ils rentrèrent dans leur ville de garnison, Toulouse, où certains participèrent, au côté de la Résistance qu'ils avaient enfin rejointe, à la libération de la ville. En mars 1945, Julien Helfgott avait contacté l'ancien GMR passé au maquis André Fédieu, pour lui demander des renseignements sur l'action de ses anciens collègues. Dans sa réponse, courant avril, ce dernier accusait six GMR pour des motifs divers : Luc D. pour avoir fait arrêter Henri Onimus et cinq autres pour avoir interpellé le lieutenant Petit. Enfin, Marcel L. aurait tiré sur des maquisards le 10 mars à Entremont. Le 28 mai 1945, Gilbert Lacombe ajoutait cinq autres anciens GMR à sa première liste : Pierre S. et Yvon S. qui « ont cherché à s'évader avant l'attaque allemande en essayant d'entraîner leurs collègues », et Roger R., Louis R. et René P. qui avaient quitté le Plateau deux jours avant l'attaque. Le lendemain, le juge délivrait seize mandats d'arrêt qu'il adressait au doyen des juges d'instruction, près la cour de justice de Toulouse. Le 23 juillet 1945, onze anciens GMR, dont dix étaient devenus CRS dans le Sud-Ouest, étaient arrêtés. Les cinq autres seront interpellés ultérieurement, dans l'automne 1945, sauf Adalbert G., qui se trouvait aux aimées. L'instruction fut close en novembre 1945. Huit hommes bénéficièrent le 12 novembre d'un non-lieu, à la suite de la rétractation de certains témoins. Huit autres furent jugés le 27 mars 1946, dont Adalbert G. Tous furent poursuivis pour intelligence avec l'ennemi, soit pour avoir donné des renseignements à l'occupant (Roger V., les frères Louis et René R.) après s'être échappés du Plateau ; soit pour avoir procédé à des arrestations — du lieutenant Petit (Marcel D., Roland L., Adalbert G.) le 28 mars 1944, du lieutenant Lalande (Luc D.) — ou pour avoir tiré sur les maquisards le 10 mars à Entremont (Marcel L.). Reconnu coupable avec des circonstances atténuantes, Luc D. fut condamné à dix ans de travaux forcés et à la dégradation nationale de même durée. Marcel D., coupable avec circonstances atténuantes, écopa de sept ans de travaux forcés et de la même durée de dégradation nationale. Roland L., Marcel L., les frères Louis et René R. ainsi que Roger V. furent relaxés. Seuls étaient condamnés les GMR à l'origine de l'arrestation de deux cadres du Plateau. Informé par la presse de sa condamnation à mort par contumace, Adalbert G., qui s'était engagé dans l'armée, se présenta le 9 avril 1946 devant la justice. Il fut aussitôt incarcéré. Le juge voulait aller vite : il organisa une confrontation générale des deux ex­ GMR condamnés le 28 mars et de deux ex-maquisards. Adalbert G. se défendit d'avoir eu une quelconque initiative dans l'affaire qu'on lui reprochait. Le jugement intervint le 11 juin 1946, au terme duquel G. fut acquitté. Luc D. et Marcel D., après plusieurs recours, furent finalement amnistiés respectivement en 1952 et 1953"... http://www.kweeper.com/charles/image/6529430 Thu, 30 Jul 2020 15:00:26 +0100 charles maquis des glières plateau des glières resistance tom morel Organigramme des forces de Maintien de l'ordre en Haute-Savoie - extrait du livre de Michel Germain http://www.kweeper.com/charles/image/6529429 extrait du livre "Policiers perdus : les GMR dans la Seconde Guerre mondiale", par Yves MATHIEU. http://www.kweeper.com/charles/image/6529429 Thu, 30 Jul 2020 14:50:15 +0100 charles resistance plateau des glières tom morel commandant lefèbvre L'Hôtel de France, à Entremont, Aujourd'hui http://www.kweeper.com/charles/image/6529427 http://www.kweeper.com/charles/image/6529427 Thu, 30 Jul 2020 14:35:52 +0100 charles hotel de france entremont maquis de glières L'Hôtel de France - l'établissement à Entremont où a été tué Tom Morel la nuit du 10 Mars 44 http://www.kweeper.com/charles/image/6529425 Le 10 mars, vers 1 heure 30, une centaine d'hommes descendus du plateau dans la neige, et conduits par Tom Morel en personne, parviennent aux abords d'Entremont. Leur mission : neutraliser les postes de garde installés sur chacun des trois accès au village, encercler celui-ci, investir les deux hôtels où sont logés les policiers. Ce type d'opération, bien maîtrisé par Humbert, on l'a vu lors de la « descente » sur St-Jean-de-Sixt, va ici dégénérer : l'effet de surprise, élément important de réussite, ne fut pas au rendez-vous. Selon les uns, ce fut à cause d'un chien qui aurait donné l'éveil par ses aboiements intempestifs (Michel Germain, Glières, Mars44).. D'autres, ont évoqué un coup de feu échappé malencontreusement de l'arme d'un maquisard et qui aurait été à l'origine de ces aboiements (Pierre Vial, le sang des Glières). A ces raisons, le sous-brigadier Marlin en ajoute une autre : le commandant Lefèbvre savait que ce soir-là le maquis allait attaquer son unité, mais il ignorait le site sur lequel s'effectuerait l'attaque. Laissons le policier s'exprimer : « Le 10 mars, vers 0 heure 30, le commandant Lefébvre, qui s'était attardé au comptoir du café de l'hôtel de France, et avait ingurgité pas mal de petits verres, faisait irruption dans la chambre que j'occupais avec Georges Mazars, et me demandait de le rejoindre dans la sienne. Là, il me dictait le texte d'un télégramme que je devais chiffrer avant de le transmettre au détachement de St-Jean­de-Sixt. Ce télégramme spécifiait très précisément : « Attention, maquis viendra cette nuit. Redoublez de vigilance. Doublez les effectifs des postes de garde. Rendre compte de tout incident. Signé : Cdt Lefebvre » « Comme je le quittais pour m'exécuter, il me demanda de faire venir à lui les deux officiers chefs de section, David et Couret. » Georges Mazars, sous-brigadier de police fraîchement arrivé à Entremont avec le commandant, confirme le récit de son collègue. Il se souvient encore des inquiétudes que suscitait chez celui-ci l'annonce d'une probable opération des maquis sur le G.M.R. Si l'on veut bien ajouter foi aux propos de ces deux anciens policiers que les fonctions d'alors plaçaient en position d'observateurs privilégiés, il ne fait guère de doute que le commandant Lefèbvre ait bénéficié d'une indiscrétion de comptoir, lui dévoilant l'imminence d'une opération du maquis. En est-il résulté des conséquences sur l'effet de surprise ? La réponse n'est pas certaine car, même si nous ajoutons foi à la teneur du télégramme de référence, telle qu'elle a été fournie sur la base des souvenirs du témoin Marlin, les instructions données par le commandant Lefèbvre pour le cantonnement d'Entremont restent ignorées. La réunion nocturne impromptue à laquelle les officiers furent convoqués dans la chambre de leur supérieur, n'eût d'autres témoins qu'eux-mêmes, et ils ne sont plus là pour en préciser le contenu. Lefèbvre s'est-il satisfait de renforcer les postes de garde ? Les a-t-il multipliés ? A-t-il mis en place un dispositif de défense des hôtels, voire des lieux stratégiques du village ? Toutes les suppositions sont possibles, la plus plausible étant qu'il ait fait renforcer les barrages, pareillement aux consignes qu'il avait données pour le détachement de Saint-Jean-de-Sixt. Quoiqu'il en soit, l'approche des maquisards a été vite détectée par les postes de garde, et l'alerte donnée. Dès lors, le déroulement des opérations s'en est trouvé affecté par des échanges de coups de feu le long des cheminements d'accès à chacun des deux hôtels, notamment lorsque Tom s'élança à l'assaut de l'hôtel de France, entraînant son équipe derrière lui. Fusillades nourries selon certains récits des résistants (Louis Jourdan-Joubert, Julien Helfgott, Pierre Gollier, Glières Première bataille de la résistance). Fusillades volontairement retenues selon le sous-brigadier Marlin ; celui-ci soutient que ses collègues guetteurs avaient des consignes permanentes pour donner l'alerte en faisant usage de leur sifflet de dotation et, le cas échéant en tirant en l'air. Toujours selon le policier, les hommes du G.M.R. avaient reçu pour instructions verbales de ne faire usage de leur arme qu'en cas de danger très réel et inévitable. Au-delà de ces positions antagonistes, si on ne peut douter qu'il y ait eu effectivement confrontation armée sans toutefois être en mesure d'en apprécier l'intensité, on observera que celle-ci n'a produit de part et d'autre aucune victime à ce stade de l'opération : « Malgré la violence des tirs d'armes automatiques, malgré la clarté de cette belle nuit d'hiver, aucune balle ne les toucha (les résistants) (Ibid, première bataille de la résistance p108). » Il est vrai qu'en plusieurs endroits, les policiers G.M.R. n'ont ni tiré, ni résisté. Il en a été ainsi, au moins à un poste de garde — celui de l'église -, au central téléphonique et à l'hôtel du Borne ; ce dernier fut investi sans difficulté, les policiers étant restés à l'intérieur des lieux, sans opposer de résistance lors de l'investissement des bâtiments. Ces attitudes nous semblent révélatrices du peu d'empressement des policiers du G.M.R. Aquitaine pour l'affrontement. Leur combativité apparaît en la circonstance, bien émoussée. En tout état de cause, il est de fait que l'opération a été bien élaborée, dans le respect des préceptes de l'art militaire. Un spécialiste en la matière, le général Yves Barde, qui l'a remarquablement décortiquée sur le plan technique dans son ouvrage signalé Glières 1944, affirme : « Sur le plan militaire, cette opération était parfaitement montée. » A l'évidence l'investissement des lieux fut une réussite : les hommes du G.M.R. avaient été maîtrisés sans dommage. Malheureusement la tragédie était au rendez-vous dès l'engagement de la phase suivante, celle consistant pour les résistants, à neutraliser les policiers installés à l'hôtel de France, et à leur signifier qu'ils étaient désormais leurs prisonniers. Le sous-brigadier Maurice Marlin poursuit le récit des souvenirs qu'il a conservé de ces instants : « Vers 1 heure 30, nous étions brusquement réveillés par des coups de feu, et tirés du lit par le commandant qui tapait aux portes et criait : « Tout le monde en bas ». « En moins d'une minute, nous avions enfilé pantalons, vestes et capotes kaki. Nous venions de toucher ces nouvelles tenues, en remplacement de celles en drap, bleu marine que nous portions depuis l'origine. Lorsque j'arrivais en bas de l'hôtel, seule la petite lampe se trouvant devant l'établissement était allumée et éclairait légèrement la rue. D'un coup d'œil rapide à l'extérieur, je distinguais beaucoup de monde et percevais une grande effervescence. A peine ai-je franchi le seuil, que j'étais assailli sans ménagement par des maquisards, qui m'arrachaient des mains mon mousqueton. Tous mes collègues subirent le même traitement au fur et à mesure qu'ils descendaient de leurs chambres. Devant l'hôtel, il y avait des dizaines et des dizaines de maquisards. C'était le branle-bas. Des ordres et des cris fusaient de partout. Il y avait une tension ambiante extrême. On apercevait également beaucoup d'agitation devant l'hôtel du Borne, distant d'une centaine de mètres. Les chambres de notre hôtel étaient immédiatement fouillées, et les collègues qui s'y trouvaient encore étaient désarmés, et rassemblés en bas, avec nous. Pour ce qui me concerne, j'étais à deux ou trois mètres du commandant Lefebvre, sur la rue principale, devant l'hôtel, avec les lieutenants Couret et David. J'ai alors vu arriver le lieutenant Tom Morel. Il s'est positionné face au commandant, et l'a invectivé en ces termes : « Vous avez manqué à votre parole, vous êtes un traître ». Dans le même temps, deux maquisards le saisissaient par derrière, et immobilisaient ses bras, pendant qu'un troisième lui enlevait son pistolet placé en étui, à la ceinture. Le commandant Lefebvre se débattait sans succès, et Tom Morel ajouta : « Désormais, vous êtes mon prisonnier ». Le commandant Lefebvre était rouge de colère et se mit à hurler : « Moi, commandant Lefebvre, capitaine de l'armée française, prisonnier ?... Jamais. » C'est alors qu'il parvint à libérer son bras droit, et à se saisir d'un petit pistolet de calibre 6,35 m/m camouflé dans ses leggings droites. La figure écarlate, il tirait à bout portant sur le lieutenant Tom Morel qui n'était guère à plus d'un mètre de lui. Touché à mort, Tom s'effondrait. Tout s'est alors précipité. Une fusillade totalement incontrôlée éclata. J'ai vu un maquisard qui servait un fusil-mitrailleur anglais depuis le parapet d'un pont à cinq ou six mètres de là, ouvrir le feu sur le commandant Lefebvre ; immédiatement fauché par les balles, il s'écroulait instantanément. Plus tard, on dénombrera 32 impacts sur son corps. Ce maquisard tirait partout, et un projectile brisa la seule lampe qui éclairait la rue. D'autres de ses amis, armés de mitraillettes « Sten », se mettaient aussi à tirer n'importe comment. La fusillade a duré deux minutes tout au plus, jusqu'à ce qu'un anonyme lance un « Halte au feu », suivi d'effet. A la lumière d'un gros projecteur qui s'allumait alors, on pu découvrir qu'il y avait à terre plusieurs blessés. Ils furent installés sans distinction d'origine, dans une salle du café de l'hôtel de France. Les maquisards nous y entassèrent aussi, mains en l'air, ainsi que les collègues de l'hôtel du Borne. Comme personne ne s'occupait des victimes qui gisaient à nos côtés, révolté, je me rebellais, de même qu'un collègue, et bousculant un homme de la Résistance, nous prîmes l'initiative de les installer dans une salle contiguë, où le médecin de l'Unité, Piequet, pu diligenter les premiers actes d'urgence. Le bilan apparaissait, bien lourd : de notre côté, il y avait quatre ou cinq blessés, dont le lieutenant David, très gravement atteint à la cuisse, et le sous-brigadier Masson, plus légèrement touché. Chez les résistants, deux blessés dans un état désespéré, qui allaient mourir rapidement. Georges Decour, policier d’Annecy qui avait rejoint le maquis. Il avait reçu une dizaine de balles, et succomba dans mes bras, avant qu'on ait pu faire quelque chose. Un autre maquisard, la mâchoire arrachée, honorait d'un ultime salut Tom Morel gisant à ses côtés. Il devait décéder dans les heures suivantes. Il s'agissait du champion de ski Frizon. J'ai souvenance d'un troisième maquisard, très choqué, et que la mort avait épargné grâce au chargeur qu'il portait à la ceinture, et contre lequel, était venu se ficher une balle ! Alors qu'avec deux collègues nous faisions ce que nous pouvions pour soulager les blessés, le patron de l'hôtel entra dans la pièce et s'étonna que nous soyons encore là, alors que tous les autres étaient partis vers le plateau, sous escorte. Effectivement, je m'aperçus que la salle où nous avions tous été entassés était vide. Avant de partir, les résistants avaient pris soin de s'approprier notre armement et nos paquetages. Ils avaient aussi coupé la ligne téléphonique, nous privant ainsi de toute demande rapide de secours. Environ une demi-heure plus tard, un groupe de maquisards est revenu pour récupérer la dépouille de Tom Morel, qu'ils ont chargée sur un traîneau, de même que celle de Decour, qu'ils ne croyaient d'ailleurs pas être des leurs, car il était revêtu de son uniforme de policier ; il a fallu les convaincre du contraire pour qu'ils acceptent de prendre le malheureux. Dans le même temps, mes deux collègues du secrétariat, François Hennick et Georges Mazars réapparaissaient à l'hôtel, à notre grande surprise. Ils avaient été relâchés par un officier du maquis. Ils m'ont raconté par la suite qu'un troisième avait refusé cette libération, car il craignait qu'elle ne fût le prétexte à une exécution sommaire. Entre temps, le lieutenant Couret qui, reconnu par les officiers de la Résistance comme étant des leurs, n'avait pas été fait prisonnier, nous avisa qu'un autocar allait arriver et transporter les blessés à l'hôpital de Bonneville. A 5 heures, après avoir procédé au récapitulatif de l'effectif, j'étais en mesure de lui annoncer que les résistants détenaient soixante-et-un des nôtres. A 9 heures, l'intendant Lelong accompagné du colonel, commandant régional opérationnel Brenot se présentait à l'hôtel de France. Après avoir effectué une brève visite des lieux, et écouté le compte rendu du lieutenant Couret, l'un et l'autre nous insultèrent avec outrance, nous traitant de tous les noms, nous accusant de ne pas nous être défendus. Notamment, ils trouvaient inadmissible et accablant pour nous, l'absence de douilles à l'intérieur de l'hôtel. Nos dénégations ne les convainquirent pas. En fin de journée, nous quittions Entremont après avoir récupéré le peu d'affaires qui nous restait. Nous étions repliés sur le cantonnement de St-Jean-de-Sixt, où nous sommes demeurés quelques jours, sous surveillance d'une dizaine de miliciens nous considérant comme très suspects. Vers le 15 mars, nous avons tous été déplacés sur Saint-Jeoire­en-Faucigny (Haute-Savoie) d'où nous avons réintégré notre résidence toulousaine. C'était le 20 ou 21 mars 1944. ......................» **** Côté résistance, René Clémence raconte : … « Les gars se précipitent vers l'hôtel. Tom, Humbert et leurs hommes arrivent au pied du perron. Humbert entre seul. A peine a-t-il ouvert la porte qu’il se trouve face au commandant GMR, révolver au poing qui lui fait faire brusquement volte-face en le prenant par le bras et lui appuie le canon de son révolver dans le dos en disant : « Avance, tu vas tomber sous les balles de tes copains. » « À peine Humbert a-t-il ouvert la porte, qu'il se trouve face au commandant G.M.R., revolver au poing, qui lui fait faire brusquement volte-face en le prenant par le bras et lui appuie le canon de son revolver dans le dos en disant :"Avance, tu vas tomber sous les halles de tes copains! " Mais, sitôt étaient-ils sortis de l'hôtel que Tom s'élance et arrache le revolver des mains du G.M.R. et le bouscule, le plaquant contre le mur en criant :"C'est ainsi que tu respectes tes engagements ? Tu n’as pas honte ? Tu n'es pas digne d'être un officier - Tu n'as pas tenu parole. Tu es un traître et un lâche. Tu es mon prisonnier ! " » « Sans proférer une parole. le G.M.R. sort un petit revolver de sa poche et à bout portant, il abat notre lieutenant d'une balle en plein cœur. Il dirige son arme contre Humbert, mais une mitraillette crépite. L'assassin a expié... »" Jean Bedet, le plus proche au moment du drame, a lâché une rafale de mitraillette sur le commandant Lefèvre. »… (Recit tiré de "Le sang de la Barbarie : Chronique de la Haute-Savoie" de Michel Germain) http://www.kweeper.com/charles/image/6529425 Thu, 30 Jul 2020 14:31:58 +0100 charles tom morel entremont hôtel de france resistance plateau des glières L'AFFAIRE D'ENTREMONT - Extraits du chapitre XIII du livre d'Yves Mathieu "Policiers Perdus" http://www.kweeper.com/charles/image/6529403 Fin janvier, Sous la pression des autorités allemandes et devant l’insuffisance des résultats des forces jusque là mis en œuvre pour combattre les maquisards du plateau de Glières, Darnand organise la montée en puissance des moyens du maintien de l'ordre et charge l'Intendant Lelong de faire imprimer le message ci-dessus pour les habitants de Haute Savoie. Une note confidentielle de Didier Chambonnet, du 20 avril 1944 sur les opérations des forces de l'ordre contre les maquis de la Haute-Savoie, indique qu'il y avait sur ce département : 1500 G.M.R., 1100 miliciens, 950 gardes, 700 gendarmes, soit 4850 hommes (Archives départementales de la Haute-Garonne dossier 2546W27). Quoiqu'il en soit, il est clair qu'à la mi-février, les forces de l'ordre vichyssoises sont très fortement implantées au pied du plateau de Glières et qu'elles l'encerclent ostensiblement. L'ensemble est placé sous les ordres de l'intendant de police, Georges Lelong. A côté de ces unités, la Milice française est très présente, avec 1200 hommes dirigés par Jean de Vaugelas. Le G.M.R. Aquitaine quitte sa résidence toulousaine pour la Haute Savoie le 12 février 1944. Le trajet s'effectue par train jusqu'à Annecy, par route jusqu'à La Clusaz. Les hommes du GMR s'installent en hôtels, partie à La Clusaz, où est fixé l'état-major, partie à Saint-Jean-de-Sixt. L'unité est placée sous le commandement provisoire du lieutenant Robert Couret : en effet, Grégoire Lefèbvre, commandant titulaire, a dû différer son départ pour rester au chevet de son fils adoptif gravement malade ; âgé de 16 ans, il décèdera le 16 février 1944. Le commandant Lefèbvre reprendra le commandement effectif de ses troupes à une date qui n'a pu être située avec certitude, mais que le sous-brigadier Maurice Marlin, à l'époque secrétaire à l'état‑ major du commandant, affirme être le 7 mars 1944, soit, l'avant-veille du drame. Commandant par intérim, le lieutenant Couret est rapidement amené à prendre des dispositions importantes vis-à-vis des maquis. Reprenons sur ce point précis les termes du rapport qu'il destinait après la Libération au commissaire du Gouvernement de la Cour de justice de Toulouse : « Dès mon arrivée, j'installai mon P.C. à La Clusaz, et la Résistance qui était admirablement bien renseignée sur l'état d'esprit des officiers appartenant aux forces du maintien de l'ordre, avait déjà eu connaissance de mon activité en faveur de l'organisation clandestine de la région de Toulouse, et dès les premiers jours de mon implantation à la Clusaz, je reçus la visite de deux officiers du plateau de Glières qui désiraient me contacter afin d'avoir des renseignements sur notre dispositif de sécurité. En commun, nous arrêtâmes différentes dispositions afin que le maquis de Glières puisse opérer son ravitaillement sans donner l'éveil aux forces stationnées dans la région, et il fut entendu que je faciliterais dans toute la mesure de mes moyens le passage des jeunes gens désireux d'aller grossir les rangs de la Résistance (Archives d’Yves Mathieu). » Plus loin, le lieutenant Couret ajoute : « Sachant que le commandant Lefèbvre avait toujours manifesté des sentiments hostiles envers les Allemands, je le mis, dès son arrivée, au courant des conventions passées avec la Résistance, ....il confirma purement et simplement les dites conventions. » Appuyant ces données, le sous-brigadier Maurice Marlin précise : « Le lieutenant Couret établissait des consignes prévoyant entre autres que les postes de contrôle seraient levés chaque nuit, de 21 heures à 5 heures. Il avait pris des contacts avec les chefs des maquis, par l'intermédiaire du curé du Petit-Bornand, à 3 Km d'Entremont, point de passage obligé pour monter au plateau. Je tenais cette confidence du commandant de compagnie par intérim, mais je n'en parlais à personne....Le 7 mars, le commandant Lefèbvre arrivait à Toulouse…. Il approuvait les consignes du lieutenant Couret. (Entretiens avec l’auteur)» Au regard de ces éléments, la réalité des accords entre responsables des policiers de l'ordre et des maquis ne saurait être mise en doute. On s'autorisera par ailleurs à soutenir qu'ils laissent entrevoir que les policiers du G.M.R. Aquitaine, par la voix de leur commandant et de son adjoint n'étaient pas mal intentionnés envers les maquisards du plateau de Glières ; Cette illustration confirme qu'en Haute-Savoie comme ailleurs - ce que nous avons eu l'occassion de souligner à plusieurs reprises , de part et d'autre, au sein des forces de l'ordre, comme parmi les maquis, on ne souhaitait pas d'accrochage franco-français : « ... C'était un modus vivendi qu'on ne se fasse pas de mal entre Français (Propos rapportés par Alain Dalotel, Le Maquis des Glières). Les arrangements ainsi conclus ne pouvaient que tendre à rasséréner les maquisards, en butte à une situation de plus en plus préoccupante sous la pression des forces de gendarmerie, de la police et de la Milice : en effet, l'intendant Lelong venait d'organiser l'encerclement progressif du plateau par les unités du maintien de l'ordre. Pour sa part, le G.M.R. Aquitaine avait reçu la charge des secteurs de La Clusaz, du Grand-Bornand et de St-Jean-de-Sixt. Malheureusement, la bonne volonté réciproque d'éviter tout affrontement, conclue au plus haut niveau des chaînes hiérarchiques respectives, n'allait pas résister à l'épreuve du terrain. Des initiatives policières intempestives Le lieutenant ..T.., âgé de 25 ans, avait été désigné par le lieutenant Couret pour prendre la responsabilité du détachement de St-Jean-de-Sixt. Jouissant d'une grande autonomie d'action cet officier ne tardait pas à faire montre d'un zèle intempestif. Le ler mars 1944, des policiers de la 2ème section qu'il commande arrêtent le médecin auxiliaire Michel Fournier, alors qu'il prenait livraison de produits pharmaceutiques destinés à l'infirmerie du plateau. Son contact, qui n'était autre que sa future épouse, est également interpellée. Le lieutenant ..T.. conduit le prisonnier au siège de la Milice française à Annecy, après en avoir reçu l'ordre, affirme-t-il, de son collègue Couret, toujours en charge à cette date de l'intérim du commandant Lefèbvre. En réaction, « Tom » décida dès le lendemain d'une expédition punitive sur le cantonnement de St-Jean-de-Sixt, avec l'idée de négocier la libération du médecin. La mission fut confiée au lieutenant Henri Onimus, alias « Humbert ». Le 3 mars, à 3 heures, le village est encerclé par soixante-dix maquisards environ. A partir de cet instant, les versions divergent : Pierre Vial, dans « Le sang des Glières », écrit : « Saint-Jean-de-Sixt est encerclé, les barrages dressés par les G.M.R. aux différents points d'accès sont tous sous le feu des maquisards. Alors Humbert se lance, revolver au poing. La sentinelle G.M.R. totalement éberluée, n'a pas le temps d'esquisser le moindre geste et se retrouve désarmée, bras levés, avant de comprendre ce qui lui arrive. Les uns après les autres, les postes des G.M.R. sont investis. Pas un coup de feu n'a été tiré (Pierre Vial le sang des glières)» Récit quelque peu épique qui s'accommode mal de la version du général Yves Barde. Après avoir décrit l'approche du village par les troupes d'Humbert que les postes de garde G.M.R. ont repérées, l'auteur indique : « Le cheminement dans la neige profonde est exténuant, et de nouveau un projecteur oblige le groupe à se jeter à plat-ventre dans la neige. Humbert prend le parti de revenir sur la route où il place ses hommes en deux colonnes qui progressent accroupis le long des murs de neige. Parvenu à une cinquantaine de mètres des premières maisons, Humbert fait mettre un FM en batterie et s'avance, accompagné de René Dechamboux, vers les premières maisons. Un projecteur s'allume et, bien qu'aveuglé, il distingue un barrage, consitué d'une charrette placée en travers de la route. Une discussion s'engage avec les G.M.R et Humbert est conduit à l'hôtel Beauséjour afin d'y rencontrer leur chef un aspirant. (Yves Barde, Glières 1944, histoire des combats de février et mars 1944) » Au-delà des discordances relevées, on retiendra qu'à ce stade de l'opération - conçue sur le modèle d'une opération militaire -, le contact fut établi entre les résistants et l'officier du détachement des G.M.R. sans qu'il y ait eu le moindre échange de tirs. Immédiatement informé de la situation par radio, le lieutenant Couret, qui commandait toujours par intérim le G.M.R. Aquitaine et qui logeait à l'hôtel de France à Entremont, accourut en hâte. Il entama des pourparlers avec Humbert. Celui-ci exigea de traiter au niveau des responsables politiques, c'est-à-dire avec l'intendant Lelong. Les deux hommes furent mis en rapport téléphonique et Lelong accepta de relâcher Michel Fournier... qui, de fait avait été libéré quelques heures plus tôt, sous condition de se représenter le lendemain au siège annecien de la Milice. L'affaire aurait pu en rester là, mais le lendemain le docteur Fournier, respectueux de sa parole fut placé en état d'arrestation et emprisonné sur les instances de Lelong. Premier accroc qui laisse pressentir que le ressentiment s'exprimera inévitablement à un moment ou à un autre : la rancœur s'est désormais installée chez les hommes du plateau de Glières, altérant et minant le fragile climat de confiance qui avait été établi entre leurs chefs et le commandement des policiers du G.M.R. Aquitaine. Effectivement, quelques jours plus tard, le 7 mars 1944, deuxième accroc : alors qu'il se rend en side-car à Entremont, le même lieutenant ..T.. croise cinq jeunes gens. Il prend personnellement l'initiative de les contrôler. Tous sont en situation régulière et ne sont porteurs ni d'armes, ni de documents compromettants. Il les fait néanmoins conduire jusqu'au cantonnement afin de les soumettre à un examen plus approfondi. Là, convaincu que ces jeunes sont en route pour les maquis, il décide de les remettre entre les mains de la Milice d'Annecy. Ce deuxième incident grave survenu quelques jours seulement après le premier exacerba les esprits sur le plateau. Le lieutenant Morel y vit l'illustration de ce qu'il a pris pour de la mauvaise foi de la part des officiers du G.M.R. Il dépêcha un de ses lieutenants - Barrat ­auprès du commandant Lefèbvre. Or, celui-ci refusa de recevoir le messager. Voici ce qu'en a écrit le lieutenant Couret, dans le rapport déjà cité : « Dès que ces arrestations furent connues, le lieutenant Barrat descendit à Entremont, et se mit en rapport avec moi, afin d'obtenir par mon entremise, une entrevue avec le commandant Lefebvre. Ce dernier, qui se trouvait très déprimé par son deuil récent, et qui d'autre part, ne voulait pas que ses contacts avec la Résistance soient connus par son entourage, refusa de recevoir le lieutenant Barrat. Mais, il me demanda de confirmer à ce dernier qu'il n'était pour rien dans ces arrestations, et que les conventions n'étaient nullement dénoncées par lui. » La suite du récit de cette nuit dramatique du 9-10 Mars 1944 : http://www.kweeper.com/charles/image/6529425 http://www.kweeper.com/charles/image/6529403 Thu, 30 Jul 2020 12:44:59 +0100 charles resistance plateau des glières tom morel commandant lefèbvre Le Commandant Gregoire LEFEBVRE, l'homme qui tira sur Tom Morel http://www.kweeper.com/charles/image/6529398 Le Commandant Lefèbvre premier commandant du GMR Auvergne à Clermond Ferrand, est né le 19 novembre 1892 à Felce en Corse (fils de Léon Théodore Lefebvre, gendarme à pied à Valle-d'Alesani en Corse en 182 et de Felce Marie Xavière). Il décède le 10 mars 1944 à Entremont. (Haute Savoie), abattu après avoir tiré sur Tom Morel Après avoir obtenu la Croix de guerre pour sa participation à la guerre de 1914-1918, il est rappelé à l'activité en pré-mobilisation le 23 août 1939, et affecté à l'état-major du groupe hippomobile de la 2e Armée le 2 octobre suivant, il reçoit le commandement d'une compagnie de transport, à la 14e division d'infanterie du général de Lattre de Tassigny. Le 25 juin 1940, celui-ci le cite à l'ordre de sa division pour son comportement courageux face à l'ennemi lors de la campagne de France. Ces citations lui valent l'attribution de la Croix de guerre 1939-­1945, avec étoile d'argent. A l'armistice, le capitaine Grégoire Lefebvre est démobilisé et se retire provisoirement à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Comme beaucoup de cadres militaires, il saisit l'opportunité de poursuivre sa carrière dans la police qui est en quête d'officiers de l'armée en vue de former les cadres des futurs G.M.R. Le 18 septembre 1941 les deux premiers "Groupe Mobile de Réserve "Auvergne et Bourbonnais" sont présentés à l'Amiral Darlan et à Pierre Pucheu. A cette date Grégoire Lefebvre est le premier commandant du GMR "Auvergne". Ce GMR était formé principalement par des Gars du nord et des Alsaciens-Lorrains considérés comme déserteurs de l'armée allemande. Par Arrêté du 21 novembre 1941 il est affecté à Toulouse. Le 11 novembre, les Allemands franchissent la ligne de démarcation. Tous les véhicules du groupe servent au transport et au camouflage du matériel entreposé à l'intendance maritime et à l'arsenal. Le commandant Lefèbvre participe à cacher pour plusieurs millions de pièces automobiles, d'armement, de l'essence, de l'huile, du bronze, etc... Il aidera ausii au passage en Espagne des jeunes gens déjà partis du Nord et réfugiés dans la région. Il aide ses subordonnés dans leur relations avec les différentes organisations de résistance dont certains de ses officiers faisait partie. (Neyme - Lanfant - Couret). Robuste, d'un tempérament sanguin, et un penchant pour la l'alccol, on s'accorde à reconnaître qu'il est apprécié des hommes placés sous sa responsabilité." (Source : Le livre d'Yves Mathieu "Policiers perdu"). Le commandant Lefebvre du GMR Aquitaine sera tué en Savoie dans la nuit du 9 au 10 mars 1944, après avoir lui-même abattu le lieutenant Morel. Son action qui sera officiellement valorisée par les autorités vichyssoises quelques jours plus tard : par arrêté du chef du Gouvernement, en date du 28 mars 1944, la médaille pour acte de courage et de dévouement lui a été accordée à titre posthume dans les termes suivants : « énergique, grand organisateur, a confirmé à la tête de son groupe de belles aptitudes au commandement au cours d'opérations en Haute-Savoie, où il a dû faire face à l'attaque d'une bande de terroristes supérieurs en nombre et en moyens. A été tué au cours de l'action. » http://www.kweeper.com/charles/image/6529398 Thu, 30 Jul 2020 12:16:08 +0100 charles tom morel resistance gmr plateau des glières commandant lefèbvre Théodose Morel AKA Tom MOREL http://www.kweeper.com/charles/image/6529396 Théodose Morel naît à Lyon en 1915, dans une famille bourgeoise, catholique et patriote. Son oncle et parrain est Georges Raymond qui commandera l’escadrille des"Cigognes" après la mort de Guynemer. Après une jeunesse un peu espiègle et un passage par le scoutisme, où il rencontre Henri Grouès (l’abbé Pierre), il entre à Saint-Cyr en 1935. Sous-lieutenant, il est affecté au 27° Bataillon de Chasseurs alpins (BCA) à Annecy. Morel devient rapidement le second du lieutenant Yves Godard qui commande la Section d’Eclaireurs Skieurs (SES). En 1938, il devient le chef de la SES qu’il entraîne durement et continuellement. Dès la déclaration de guerre en 1939, le 27° BCA part dans les Vosges, mais la SES, à sa grande déception, reste dans les Alpes dans le secteur Tignes - Val d’Isère, où le lieutenant Morel poursuit l’entraînement. Le 10 juin 1940 l’Italie rejoint l’Allemagne dans la guerre. Le 12 sa section fait prisonniers des Alpini (1ère citation) et Morel est blessé au bras droit le 18. La SES est déplacée dans le secteur de de défense de Bourg-Saint-Maurice, où il stoppe des tentatives d’attaque (2ème citation et Légion d’Honneur). Le 29 juillet les restes du 27° BCA rejoignent Annecy et passent sous les ordres du commandant Jean Vallette d’Osia, avec pour adjoint le capitaine Maurice Anjot. Pendant le temps d’existence de l’Armée d’Armistice, cet état-major met tout en oeuvre pour dissimuler le maximum de matériel, avec pour principal exécutant le lieutenant Morel, chargé du parc auto. En 1941-42 Morel est muté instructeur à l’Ecole Militaire Spéciale (Saint-Cyr) repliée sur Aix-en-Provence. Fin 1942 la zone libre est occupée et l’Armée d’Armistice démobilisée. Sous une couverture civile, Morel rejoint Annecy au début de 1943 et entre sous le pseudonyme de "Tom" dans l’Armée Secréte (AS) en Haute-Savoie sous les ordres de Vallette d’Osia son ancien chef. Il cache son jeu pendant quelques mois en s’affiliant à la Légion Française des Combattants, mais le 8 septembre 1943 les allemands remplacent les italiens en Haute-Savoie. Vallette d’Osia est arrêté peu après et son homologue Romans-Petit chef de l’AS dans l’Ain prend en charge la Haute-Savoie. Morel passe alors dans la clandestinité et est nommé commandant opérationnel en décembre. Romans-Petit et Tom proposent le plateau des Glières comme lieu de parachutage de l’armement qui fait cruellement défaut aux "maquisards". Romans-Petit doit rejoindre l’Ain et sera remplacé par le capitaine Humbert Clair "Navant" (ancien du 13°BCA) en Haute-Savoie. Le 30 janvier 1944 "Tom" donne aux différents maquis l’ordre de regroupement aux Glières. Les maquisards s’installent progressivement sur le plateau enneigé ; "Tom" infatigable parcourt à skis le plateau pour coordonner ses hommes. Les forces fidèles à Vichy se renforcent [Garde (ex-républicaine - gendarmes), GMR (Groupements Mobiles de Réserve -policiers) et Milice] ; le 12 février une première embuscade est tendue à la Garde à la montée de l’Essert à l’est des Glières. Tom Morel rencontre leur chef le commandant Raulet : les gendarmes paraissent peu enclins à lutter contre les clandestins. Le 20 février a lieu le première cérémonie aux couleurs sur le plateau. Des parachutages d’armement et de ravitaillement ont lieu les nuits des 13 et 15 février, 4 et 11 mars. Le 29 "Tom" rencontre le Cdt Lefèvre des GMR ; mais ceux-ci arrêtent le 1er mars le médecin auxiliaire Fournier. Après plusieurs tractations vaines, "Tom" fait investir le village d’Entremont dans la nuit du 9 au 10 mars pour obtenir la libération du jeune médecin : 60 hommes des GMR sont faits prisonniers, mais Morel est tué traitreusement par Lefèvre qui est aussitôt abattu. Le 13 mars dans une grande émotion Tom Morel est inhumé aux Glières devant ses hommes, en présence de ses parents venus de Lyon. Le capitaine Anjot est volontaire pour lui succèder. La devise de ce jeune chef charismatique était : "vivre libre ou mourir". En novembre 1944, il est fait Compagnon de la Libération ; la décoration est remise à sa veuve par le Général De Gaulle lui-même. Madame Tom Morel est décédée récemment en novembre 2010. Le nom de Tom Morel a été donné en 1989 à la 174° promotion de St-Cyr et en 1998 au nouveau quartier du 27° BCA à Cran-Gévrier dans la banlieue d’Annecy. Une place des pentes de la Croix-Rousse à Lyon porte également son nom. http://www.kweeper.com/charles/image/6529396 Thu, 30 Jul 2020 12:02:44 +0100 charles resistance plateau des glières tom morel maquis de glières L’Afrique, avenir de l’Europe, par Victor Hugo http://www.kweeper.com/charles/sentence/6529285 https://www.monde-diplomatique.fr/mav/107/HUGO/18320 http://www.kweeper.com/charles/sentence/6529285 Tue, 28 Jul 2020 08:05:52 +0100 charles